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L'Edito

Vache à lait

Par Radia LAHLOU| Edition N°:5066 Le 17/07/2017 | Partager
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Tout commence par une histoire de lait. Celui qui a bien tourné pour certains, mal pour d’autres. Des parents conscients de l’insuccès du système scolaire, sur lequel on ne s’étendra pas plus, ont décidé de sauver leurs enfants du rouleau compresseur en leur offrant une voie de sortie plus rigoureuse. Ils ont cherché à créer un nouvel environnement éducatif qu’ils jugent meilleur, en dupliquant le modèle de coopérative, comme celle de la fameuse marque de lait du Souss. Les parents misent une certaine somme en guise de ticket d’entrée, participent à la vie de l’école, gardent un œil vigilant sur les programmes, la qualité des enseignants, et ce durant toute la scolarité de leurs enfants jusqu’à l’étape finale. Sans se faire racketter. Ensuite, ils quittent l’aventure en récupérant leur mise de départ pour permettre à d’autres parents d’intégrer le circuit. En deux mots, il s’agit d’une école non lucrative. C’est aussi comme cela que fonctionne le système américain, autant sur son sol qu’à l’étranger. «Contrairement aux écoles gérées par des hommes d’affaires ou des entreprises privées, le caractère associatif de ce système élimine tout conflit d’intérêts entre qualité d’enseignement et souci commercial. Les actionnaires des écoles sont les enfants», expliquait le directeur d’un de ces établissements.
Ce type de projet a toutes les chances d’être reproduit à large échelle. C’est une belle revanche pour les parents qui, parfois, sont confrontés à un dilemme face à un système public lynché par ses propres concepteurs et utilisateurs et un système privé des plus voraces. Forcément, par manque d’alternative. Des frais d’inscription exorbitants, des frais d’assurance scolaire dépassant tout entendement (sachant qu’à la base ils se situent aux alentours des 300 DH), des mensualités affolantes, et de nombreuses déconvenues en cours de route et promesses non tenues. Pas qu’il faille stigmatiser l’ensemble du système privé, loin s’en faut, c’est ce qui sauve encore nos enfants d’une atonie cérébrale certaine. Juste les établissements qui prennent les parents pour des vaches à lait…

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