Entreprises

Energies renouvelables
Une pluie de marchés à prendre

Par L'Economiste | Edition N°:4012 Le 17/04/2013 | Partager
Structures de nacelle, écrous et mât pour l’éolien
Génie civil, tuyauterie et assemblage dans le solaire
Une étude en cours pour IMM

COMME pour le Programme d’électrification rurale générale (Perg), la stratégie nationale pour les énergies renouvelables aura des retombées sur le tissu industriel. En effet, le ministère de l’Industrie est en phase de finalisation d’une étude en partenariat avec les professionnels de l’industrie  métallique et de la métallurgie (IMM). L’intégration industrielle des EnR permettera d’optimiser les retombées socio-économiques des projets de production de l’énergie d’origine renouvelable. L’objectif derrière cette étude est d’identifier les métiers cibles où le Maroc peut développer un tissu industriel pour accompagner l’essor des énergies renouvelables. Les résultats préliminaires de cette étude ont été révélés lors d’une rencontre organisée par Massolia. Concrètement, dans le domaine des énergies solaires, un potentiel à court terme a été identifié et pourrait être réalisé dès les premiers projets, notamment d’Ouarzazate. Il s’agit en particulier des travaux de génie civil, d’électricité, d’assemblage,  d’exploitation et de maintenance. Dans un plus long terme et surtout grâce au transfert de technologies, les opérateurs marocains pourront fournir les installations solaires en câblage, aluminium et tuyauterie. Cependant, la dernière étape d’intégration passera par le développement d’un tissu industriel performant  dans les domaines du verre, du silicium et des onduleurs. D’autres produits pourront également être approvisionnés localement. Globalement, la construction de centrales solaires au Maroc représente un marché annuel estimé  à 1,8 milliard de DH pour les IMM en 2016. Les filières à fort potentiel pour les IMM sont surtout la fabrication de structures de supports pour les champs solaires, toutes technologies confondues, ainsi que la fabrication des éléments des cycles vapeur : conduites, réservoirs, turbines.
Pour sa part, l’éolien constitue également une véritable opportunité pour les IMM. La construction d’éoliennes représente un marché annuel estimé à 625 millions de DH pour les IMM en 2016. L’analyse des composants d’une turbine a montré que trois produits des IMM peuvent être fabriqués localement. Il s’agit essentiellement des mâts qui représentent plus de 26% du coût de production d’une turbine. S’y ajoute la structure des nacelles, qui elle constitue plus de 4% du coût des turbines. En dernier lieu, arrivent les écrous. Pour soutenir les industriels des IMM, un contrat-programme est en phase de négociations. En outre, le gouvernement a mis en place un fonds pour le développement énergétique. Ce mécanisme permet d’apporter une contribution de 10% dans le coût d’acquisition des biens d’équipement neufs, plafonnée à 20 millions de DH.

Cleantech

LA CDG via sa filiale MedZ compte donner une véritable impulsion au secteur des énergies renouvelables. Ainsi, une partie de la technopole d’Oujda est dédiée aux énergies renouvelables. Cleantech est une zone franche axée sur le développement durable. Elle s’étendra sur une superficie de 96 hectares dont 40 pour la première tranche.

IL. B.

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