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Entreprises

Hub Africa
L’entrepreneuriat bute sur le financement

Par | Edition N°:3757 Le 06/04/2012 | Partager
Importantes délégations sénégalaise et mauritanienne
Gros besoins de formation et d’accompagnement

Le Hub Africa qui regroupe les porteurs de projets de différents pays d’Afrique a accueilli une caravane de 40 jeunes entrepreneurs venus du Sénégal et de Mauritanie

Si les entrepreneurs africains devaient avoir un point commun, ce serait la rareté du financement ! C’est le constat qui ressort de la première journée du salon Hub Africa qui se tient à Casablanca jusqu’au 7 avril. L’événement qui regroupe les porteurs de projets de différents pays d’Afrique a accueilli une caravane de 40 jeunes entrepreneurs venus du Sénégal et de Mauritanie. La première journée du salon s’est articulée autour de l’échange d’expériences et des opportunités d’investissements intracontinentales. En effet, l’Afrique suscite un intérêt particulier de la part des grandes puissances économiques, que ce soit les pays historiquement présents comme la France et la Grande Bretagne ou les nouveaux entrants comme la Chine ou encore la Turquie.
Dans ce contexte, les pays africains doivent développer des synergies en encourageant l’entrepreneuriat local. Cependant, chaque pays accuse à des niveaux différents un retard administratif, financier, organisationnel voire éducatif. «Il faut que l’entrepreneuriat soit enseigné dans le cadre de modules obligatoires depuis le primaire», explique Latifa Echihabi, DG de l’Agence nationale de la PME (Anpme). Plus encore, l’entrepreneuriat des jeunes se heurte à des a priori culturels. «Au Sénégal, le cercle familial n’encourage pas les jeunes diplômés à se lancer dans leur propre entreprise avant de passer par une expérience salariale», regrette un représentant du Centre des jeunes dirigeants (CJD) au Sénégal. Ce problème se retrouve en général dans les sociétés ayant des influences européennes. «En Mauritanie, le taux d’échec des jeunes entrepreneurs est extrêmement élevé à cause de la fragilité du montage et de la conception initiale du projet », regrette Dy Ould Zein, président du CJD Mauritanie. Faute de formation et d’accompagnement, les entrepreneurs ne réalisent pas une évaluation adéquate de leur projet, en particulier le volet lié aux frais de fonctionnement. «Le manque d’expérience et la rareté des financements peuvent être réduits par l’encouragement des business angels. Ce sont des investisseurs qui apportent, en plus du financement au démarrage du projet, une expérience managériale. Bien que le Maroc dispose actuellement d’une quarantaine de business angels, ce mode de financement alternatif reste peu connu du grand public.  L’autre problème auquel se confrontent les entrepreneurs réside dans la cherté du foncier. Du coup, au lieu d’investir dans la création de valeur, le porteur de projet dépense ses ressources dans l’achat ou le bail d’un local. L’innovation technologique apporte beaucoup de solutions qui permettent de dépasser ces contraintes spatiales pour travailler à distance.  Cependant, l’Afrique accuse un retard technologique indéniable. « Le continent a raté la révolution industrielle, il ne faut pas qu’il rate sa révolution informatique », avertit Samir Benmakhlouf, DG de Microsoft.
Hub Africa apporte également des expériences novatrices comme celle de la tontine des tigresses. Une idée sénégalaise qui repose sur un système de mutualisation des financements pour le soutien des porteurs de projets.

 

IL. B.

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