Competences & rh

«Tous les établissements qui se démarquent nous intéressent»

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5404 Le 04/12/2018 | Partager
LCI Education ambitionne d’être le 1er réseau d’enseignement supérieur au monde
L’équipe locale de HEM garde la main sur son plan de développement
Un Collège Lasalle à Fès en réflexion
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Claude Marchand, président et chef de direction du Réseau LCI Education: «Il n’est plus possible aujourd’hui d’improviser en éducation supérieure. S’allier aux meilleurs permet d’accélérer le développement» (Ph. HEM-Réseau LCI Education)

- L’Economiste: Vous avez acquis 85% du capital de HEM. Quelles sont les prochaines étapes avec le groupe?

- Claude Marchand: La première est de réaffirmer le leadership de HEM et Collège LaSalle au niveau du Maghreb, pour ensuite entrer dans une dynamique de développement, y compris au Maroc. Il existe plusieurs projets. Peut-être que Collège Lasalle ouvrira à Fès, puisque maintenant un membre de la famille LCI Education est déjà sur place. Beaucoup d’initiatives seront prises dans les trois prochaines années. Viendra ensuite l’exportation du modèle de l’institut Med Métiers de Tanger sur le continent. Si nous ne réussissons pas cela au terme de trois ans, ce sera pour moi un échec. 

- Le réseau aidera-t-il HEM à ouvrir d’autres campus au Maroc?
- L’idée est d’appuyer l’équipe de gestion locale dans son plan de développement. Nous réunirons le conseil général pour discuter de toutes les idées. Créer une nouvelle école au sein de HEM, exporter notre savoir-faire à travers Med Métiers dans d’autres pays africains, rouvrir un campus à Oujda…? Ce sera une question de priorités. Mais c’est l’équipe locale qui en décidera et non Montréal.

- Quel rôle jouera Yasmine Benamour?
- Elle présidera LCI Education Afrique. C’est une filiale qui est encore virtuelle du point de vue légal. Pour l’instant, il s’agit d’une équipe. Yasmine Benamour, appuyée par l’équipe de direction de HEM, de Méd Métiers, de notre école en Tunisie et Collège LaSalle Maroc, veillera à identifier l’ensemble des opportunités de croissance et s’assurera de leur réalisation.

- LCI Education, est-ce aujourd’hui un fonds d’investissement?
- Le réseau puise ses origines à collège LaSalle, fondé il y a 60 ans à Montréal. Mon père a traversé l’Atlantique il y a 30 ans pour inaugurer Collège LaSalle à Casablanca et Rabat. Le modèle a ensuite été déployé en Tunisie. Au même moment, son associé avait entamé les mêmes démarches du côté de l’Asie et de l’Amérique du Sud. En 2008, une nouvelle génération de managers est entrée en poste. Elle s’est dotée d’un plan de développement visant à renforcer certains pôles clés. Le partenariat avec HEM en a découlé, mais aussi notre ouverture à Melbourne en Asie pacifique, qui est venue renforcer tout ce qui avait été réalisé historiquement du côté de l’Asie, notamment en Chine et Indonésie.
LCI Education est donc simplement une société spécialisée en éducation post secondaire, et qui continue de se développer. La vaste majorité de nos établissements a été démarrée de zéro. Ce n’est que depuis 5 ans que l’équipe de gestion s’oriente vers des partenariats avec des institutions notoires.

- Votre ambition est d’être leader en Afrique?
- L’idée est d’être le premier réseau mondial d’enseignement supérieur. Nous opérons dans tous les continents, à l’exception de l’antarctique, et nous souhaitons avoir les bons joueurs à bord. Les institutions privées qui se démarquent dans leurs marchés respectifs nous intéressent, et encore davantage lorsque nous partageons des expertises et valeurs en commun.

Propos recueillis par Ahlam NAZIH

 

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