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Nareva décroche le projet éolien de Midelt

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5388 Le 08/11/2018 | Partager
Un investissement de 2,5 milliards de DH
Une production équivalant aux besoins d’une ville comme Agadir

Nareva consolide son portefeuille de projets dans les énergies renouvelables. L’ONEE, Masen et la société Midelt Wind Farm ont annoncé le closing financier et le lancement des travaux de construction à Midelt du premier parc du projet intégré éolien 850 MW.

Le montant de l’investissement s’élève à 2,5 milliards de DH. Le financement sera assuré par des apports en capitaux propres des actionnaires et un emprunt supporté par l’ONEE. Sur le plan du financement, le projet Midelt est un nouveau modèle de partenariat public-privé.

Ainsi, pour couvrir ses besoins financiers du projet en dette et optimiser le coût du kilowattheure, l’ONEE a fait appel à des financements concessionnels auprès de la Banque allemande de développement (KfW), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Commission européenne. Ces financements sont ensuite rétrocédés à la société Midelt Wind Farm. Il s’agit d’une structure détenue par l’ONEE et le consortium Nareva-Enel Green Power (EGP). Le groupement avait été déclaré adjudicataire du projet au terme d’un appel d’offres international lancé par l’Office.

Pour la construction des éoliennes, le consortium s’approvisionnera en pales et tours auprès de l’équipementier Siemens Gamesa, qui avait investi plus de 100 millions d’euros dans une usine à Tanger et qui est le turbinier exclusif du consortium. Le taux d’intégration locale atteindra 70%.

A l’instar des autres projets, l’électricité générée par le parc éolien sera cédée à l’ONEE pour son injection dans le réseau électrique dans le cadre d’un contrat d’achat et de fourniture qui s’étalera sur 20 ans.Le parc de Midelt produira à terme l’équivalent de la consommation d’une ville de 500.000 habitants, de la taille d’Agadir. Un projet en énergie renouvelable, c’est aussi des retombées environnementales. Le site de Midelt évitera l’émission d’environ 400.000 tonnes de CO2 par an.

Le chantier de cette nouvelle station, dotée d’une capacité de 180 MW, devrait durer 24 mois. Un projet d’une telle envergue a généralement d’importantes retombées socioéconomiques. Ainsi, dès le lancement des travaux et tout au long de son exploitation, le projet contribuera à la dynamique de développement économique et social de la région, notamment sur le plan des créations d’emploi et de prestations de services locales.

Selon le management, le développement des quatre autres projets dans lesquels Nareva est engagée (Tiskrad, Tanger, Jbel Lahdid et Boujdour) se poursuit suivant le calendrier signé entre les parties prenantes.

Le consortium conduit par Nareva a décroché le marché pour avoir présenté l’offre la plus compétitive alliant à la fois le tarif le plus bas et le taux d’intégration industrielle le plus élevé. Le Maroc se fixe l’objectif de porter à 52% de capacités électriques, installées à l’horizon 2030, la part des énergies renouvelables.

Un portefeuille de 3.350 MW

Au total, le projet éolien intégré développé par Nareva nécessite un investissement de 12 milliards de DH. Il constitue un virage important dans la stratégie énergétique nationale qui ambitionne de satisfaire une demande croissante en énergie dans des conditions économiques compétitives et respectueuses des engagements du Royaume en matière de développement durable. Actuellement, Nareva possède un portefeuille d’actifs et de projets en développement totalisant 3.350 MW dont près de 60% en énergies renouvelables. Elle exploite actuellement cinq sites éoliens, dont Tarfaya (300 MW), l’un de plus grands en Afrique.

Hassan EL ARIF

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