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Compact with Africa: Des idées pour accroître les investissements

Par L'Economiste | Edition N°:5383 Le 31/10/2018 | Partager
Angela Merkel plaide pour l’Afrique plutôt que l’Asie
Des enjeux pour le Maroc
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Lors d’une conférence à Berlin sur les investissements privés en Afrique, appelée Compact with Africa, Angela Merkel a appelé mardi 30 octobre 2018 les entreprises internationales à «investir davantage en Afrique plutôt que tout miser sur l’Asie».

Lors d’une conférence à Berlin sur les investissements privés en Afrique, appelée Compact with Africa, Angela Merkel a appelé mardi 30 octobre 2018 les entreprises internationales à «investir davantage en Afrique plutôt que tout miser sur l’Asie».

Douze pays africains participent à cette initiative créée lors de la présidence allemande du G20 l’an dernier. La chancelière allemande a estimé que le continent africain avec ses 54 pays disposait d’un énorme potentiel de croissance. Elle a fait du développement de l’Afrique une des grandes priorités de son mandat et multiplie ces derniers mois les déplacements sur place.

Merkel cherche notamment par ce biais à réduire le flux de migrants en provenance de ce continent vers l’Europe. Une question sensible à l’origine de ses difficultés politiques depuis trois ans. Sa décision d’ouvrir les portes du pays à plus d’un million de demandeurs d’asile et de migrants en 2015 et 2016 a plombé sa popularité en Allemagne et l’a finalement contrainte à annoncer son départ progressif du pouvoir.

Pour rappel, un Pacte du G20 avec l’Afrique (CwA) a été lancé, en 2017, dans le cadre de la conférence Compact with Africa. L’objectif est d’accroître l’attractivité de l’investissement privé, grâce à l’amélioration des cadres macroéconomique, commercial et financier. Il rassemble des pays africains, des organisations internationales, dont notamment la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds monétaire international (FMI), le Groupe de la Banque mondiale (BM) et des partenaires bilatéraux du G20.

L’objectif consiste à coordonner les programmes de réformes spécifiques à chaque pays, soutenir les mesures politiques respectives et faire connaître les opportunités d’investissement aux investisseurs privés. Au total, onze pays africains ont adhéré à l’initiative, à savoir le Bénin, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, l’Ethiopie, le Ghana, la Guinée, le Maroc, le Rwanda, le Sénégal, le Togo et la Tunisie.

Le Maroc avait exprimé le souhait de coopérer avec les pays partenaires intéressés et les organisations financières internationales pour mettre en place un pacte d’investissement. De leur côté, le Ghana, la Tunisie et la Côte d’Ivoire ont déjà reçu 365 millions d’euros de soutien financier sous forme principalement de prêts bonifiés.

F. Z. T. avec agences

 

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