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A l’université de Marrakech, 70% des espaces ont le wifi

Par L'Economiste | Edition N°:5379 Le 25/10/2018 | Partager
Les établissements de Safi, Essaouira et El Kelaâ des Sraghna suivront dès cette année

Certaines universités publiques ont choisi de se débrouiller elles-mêmes pour se doter du wifi, indépendamment du projet national Net-U. C’est le cas de celle de Marrakech. Grâce à son partenariat avec Microsoft, Cadi Ayyad a bénéficié d’un appui de près de 2 millions de dollars, avec un abonnement internet de 1 Go pour les étudiants.

Et ce, sur une période de trois ans. «Nous avons essayé d’investir ce financement au mieux. En plus des bibliothèques et des salles de cours, nous avons ciblé les endroits les plus fréquentés par les étudiants», précise le président de l’université, Abdellatif Miraoui. «En termes de couverture, nous en sommes à 70% des espaces des 8 sites que nous gérons à Marrakech», ajoute-t-il. Les trois ans viennent, cependant, de s’achever, et l’université devra financer elle-même ce service.

Une étude a été menée afin d’optimiser l’offre de connexion, qui sera par la suite augmentée à 2 Go. Les autres établissements relevant de Cadi Ayyad à Safi, Essaouira et El Kalaâ des Sraghra seront couverts à partir de cette année.

L’université, qui investit dans le numérique depuis 2013, dispose de sa propre plateforme de Mooc (Massive open online courses). Elle possède, également, une application, «UCA Mobile», à travers laquelle les étudiants peuvent accéder aux services qui leur sont destinés (emploi du temps, notes, apprentissage de langues, Mooc...). «Le wifi est aujourd’hui indispensable», insiste le président de l’université.

Le numérique permettrait, par ailleurs, de mieux maîtriser la massification grimpante dans l’enseignement supérieur. «Avec la masse d’étudiants que nous accueillons, je ne crois pas à l’efficience de l’enseignement classique. Nous ne pourrons jamais avoir 60 ou 70 étudiants pas prof dans certaines facultés. Si nous n’évoluons pas vers la pédagogie inversée, tous les efforts que nous déployons ne serviront pas à grand-chose», estime Abdellatif Miraoui.

 

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