Société

Filière équine: Les premiers fruits de la Stratégie nationale

Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5376 Le 22/10/2018 | Partager
Augmentation des naissances et amélioration génétique du cheptel
Levier de croissance économique

Mise en place en 2011, la Stratégie nationale pour le développement de la filière équine commence à donner ses premiers fruits. Sept ans après, cette filière est en phase de devenir un véritable levier de croissance économique et de développement social. En fait, le cheval a toujours occupé une place de choix dans l’histoire du Maroc.

Mais ce n’est que près d’un siècle, après la création en 1912 du premier haras national à Meknès, que l’on a commencé à considérer la filière comme un secteur indissociable de l’activité socio-économique. D’où la nécessité de la mise en place d’une structure qui prendrait en charge l’organisation et le développement de la filière.

La Société royale d’encouragement du cheval (Sorec) fut alors créée en 2003. Les activités des haras nationaux lui ont alors été transférées en 2007. Quatre ans après, une Stratégie nationale pour le développement de la filière équine a été décidée.

Stratégie qui se décline en trois axes principaux: en premier lieu, le développement des utilisations du cheval (tbourida, sports équestres, arts équestres modernes, etc.), ensuite, le développement de l’activité courses et, enfin, la sauvegarde et la promotion du cheval Barbe.

6 milliards de DH de  production de richesse

Huit ans après, soit en 2015, la filière équine affiche une contribution  (directe et indirecte) à hauteur de 0,61% au PIB national. Ce sont donc quelque 6 milliards de DH de production de richesse. En 2007, cette contribution a été de l’ordre de 3,4 milliards de dirhams.

En 2016, les naissances ont augmenté de 900 chevaux chez les cinq principales races, ce qui représente une augmentation de 24% par rapport à 2011. De même a été enregistrée une nette amélioration génétique du cheptel. Au cours de la même année, la clinique équine de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II de Rabat a réalisé sa première opération chirurgicale.

A noter également l’ouverture de l’hippodrome de Marrakech à l’occasion de la conférence internationale du pur-sang arabe qui a accueilli un nombre important de participants de différents pays. De 2011 à 2016, 500 courses hippiques additionnelles ont été organisées, soit 30% de plus qu’en  2011, et 33 courses ont été exportées. En même temps a été enregistré un important développement des courses au niveau national avec une forte augmentation des chevaux y participant (+31%).

La filière équine est ainsi en train de renaître de ses cendres et vit une véritable mutation depuis 2011. Le plan décennal mis en place par la Sorec (jusqu’en 2020), dont les courses constituent le pilier principal, est sur la bonne voie, est-il indiqué. En témoigne le seul nombre des courses organisées (aujourd’hui 2.400 par an) et celles prévues en 2020 (3.000 courses).

Quelques chiffres

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■ 2016

  • 110.000 chevaux dont 300 étalons nationaux
  •  1.165 naissances de chevaux de course
  •  7.500 éleveurs actifs
  •  Courses hippiques organisées par la Sorec: 2.400 pour des allocations de 119 millions de DH

■ 2015

  • 1.050 naissances
  •  5.500 éleveurs
  •  Concours de tbourida organisés par la Sorec: 25 pour une allocation de 4,15 millions de DH

Infrastructures

La Sorec détient 7 hippodromes et compte plusieurs écoles spécialisées dans la filière équine en plus d’un centre d’entraînement à Bouznika et de 50 centres de promotion de l’élevage. Elle détient 24 agences commerciales et 560 points de ventes en partenariat. Elle a également initié la création du Meeting national du Barbe et de l’Arabe-barbe.
En outre, la Sorec a veillé à la reconversion de stations de monte en centres de promotion de l’élevage équin pour introduire l’insémination artificielle dans les régions reculées.

 

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