Régions

Casa-Tramway: Perturbations avant le lancement de la 2e ligne

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5376 Le 22/10/2018 | Partager
La phase «marche à blanc» engendre quelques soucis techniques
Les équipes attendent le feu vert de la ville
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Les rames de la 2e ligne ont déjà subi une série de tests à l’usine de La Rochelle du constructeur ferroviaire Alstom. Au total, 26 trams devront être livrés à Casa-Transports d’ici début 2019 (Ph. Alstom)

Perturbations du trafic, retards, contraintes… Ces dernières semaines, les passagers du tram casablancais ont certainement subi ce genre de désagréments. En cause: la phase test à blanc de la ligne 2, entamée en septembre dernier (cf. édition du 21 septembre 2018).

Certains usagers en sont même arrivés à occuper les rails de la ligne pour protester contre les retards (comme ce fut le cas lundi 15 octobre au niveau de la station Zenith). «Ces incidents à répétions sont plus ou moins normaux», selon une source auprès de Casa-Transports. Et d’ajouter qu’il s’agit d’une étape nécessaire et incontournable avant la mise en service imminente de la 2e ligne.

«Ces perturbations sont dues à l’unification des systèmes des lignes 1 et 2», explique la même source. Ce qui permettra une plus grande flexibilité ainsi que le contrôle des 2 lignes à partir d’un système unique, est-il indiqué. C’est le poste de commande centralisée du trafic de Sidi Moumen qui va gérer les deux lignes de manière synchronisée. «Les risques de collision sont quasiment nuls», rassure-t-on auprès de la SDL en charge de la mobilité à Casablanca. Une équipe veille au grain 24h/24 pour éviter ce scénario catastrophe. En revanche, les risques d’accidents avec les piétons, motocyclistes et autres véhicules sont réels.

Pour minimiser les risques, RATP Dev Casa vient de lancer une campagne de sensibilisation auprès d’une quarantaine d’établissements scolaires situés dans les quartiers traversés par la ligne 2 (dont Hay Mohammadi, Ain Sebaâ, Sidi Bernoussi…).

En attendant le lancement de la ligne (une décision qui relève du Conseil de la ville),  les équipes sur le terrain multiplient les exercices de sécurité et les simulations d’accidents. De même, les zones ou les ronds-points à risque sont analysés pour améliorer la signalisation (en collaboration avec la police, les autorités locales, la protection civile…).

Pour rappel, trois phases de tests sont obligatoires avant la mise en service d’une nouvelle ligne de tramway. La première est celle des tests dits «unitaires». Autrement dit: chaque système (électrique, mécanique…) est testé à part. Cette étape, démarrée en mai dernier (cf. édition du 15 mai 2018), est bouclée. La seconde phase, également achevée, consiste à tester comment les systèmes opèrent ensemble.

La 3e étape, la plus décisive, est celle de la marche à blanc dans les conditions réelles d’exploitation sans voyageurs. «Il s’agit de la phase durant laquelle on injecte graduellement de nouvelles rames sur la ligne, jusqu’à atteindre les conditions d’une journée type d’exploitation», poursuit la même source.

L’objectif est de former le staff, les conducteurs et les techniciens dans les conditions réelles. Il faut aussi faire de la maintenance préventive (un exercice de tous les jours, selon les normes en vigueur, le kilométrage…).

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