Société

«Une nuit d’espérance» au musée amazigh d’Agadir

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:5373 Le 17/10/2018 | Partager
Une exposition de Nawal Sekkat qui se poursuit jusqu’au 10 novembre
Une adaptation de son roman où figurent 46 toiles et 46 poèmes
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Dans ses tableaux, l’artiste opte souvent pour des thèmes où il y a la dualité: le vide et le plein, le foncé et le clair, le noir et le blanc… Une invitation à interpréter l’œuvre chacun à sa façon (Ph. FN)

L’artiste-peintre Nawal Sekkat a investi le Musée municipal amazigh avec ses créations. Cette exposition, intitulée «Une nuit d’espérance» (Laylato Amal), est organisée à l’occasion de la journée nationale de protection et de promotion des droits de la femme marocaine. «Notre pays a connu une grande évolution dans le domaine des droits des femmes depuis 2004, d’où le choix de l’espérance comme fil conducteur de cette exposition», explique la jeune femme.

«Une nuit d’espérance» est aussi le titre d’un livre que l’artiste a publié l’année dernière et où figure 46 de ses toiles, accompagnées par 46 poèmes signés Noël Devichi. Les tableaux de Sekkat invitent à la contemplation, voire à la méditation. Les déroulés peuvent rappeler des paysages, des lettres, de la calligraphie… parfois même des expressions corporelles.

«Personnellement, j’ai eu une période figurative qui a duré à peu près cinq ans et au fur et à mesure, le travail a évolué vers une simplification et un éloignement de l’expression figurative vers une expression informelle, non figée», explique l’artiste. «Cela permet aux spectateurs de recréer l’œuvre en fonction de leur ressenti et de leur propre sensibilité», a-t-elle ajouté.

Rappelons que depuis ses débuts en 1992, Nawal Sekkat contribue à l’évolution, à l’enrichissement et au rayonnement de la pratique plastique au Maroc. Ce qui a prodigué à ses tableaux et aussi à ses sculptures, un franc succès auprès des collectionneurs et de nombreuses institutions aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.

Dans sa démarche artistique, la jeune femme opte souvent pour des thèmes où il y a la dualité: le vide et le plein, le foncé et le clair, le noir et le blanc… Des contrastes qui cohabitent ensemble, toujours à la recherche d’une harmonie. Les deux extrêmes coexistant, le tout est de trouver une manière d’équilibrer les versus.

Le vernissage de l’exposition individuelle «Une nuit d’espérance» a eu lieu vendredi dernier au musée amazigh, en présence de personnalités de la ville et de professionnels de la chose artistique. Notamment Najat El Baz, Mohamed Berrada, Mustapha Belkadi… «Laylato Amal» se poursuit jusqu’au 10 novembre prochain à Agadir.

 

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