International

73e AG de l'ONU: Débat sur la crise au Moyen-Orient

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5357 Le 25/09/2018 | Partager
Risque de «guerre perpétuelle» sans accord de paix
Semaine diplomatique chargée pour Donald Trump
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Le président américain Donald Trump serre la main du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, lors du lancement d’un appel mondial à l'action sur le problème de la drogue en marge de l'Assemblée générale de l'ONU (Ph. AFP)

Quelque 130 chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus cette semaine sur les bords de l'East River, à Manhattan, pour la 73e Assemblée générale de l'ONU. A peine arrivé à la rencontre, Donald Trump a mis en avant hier lundi 24 septembre 2018 sa prochaine rencontre avec Kim Jong Un, affichant son optimisme sur l'épineux dossier nord-coréen.

Dimanche soir à New York, le président américain a rencontré le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Les deux hommes ont évoqué la Corée du Nord et l'enlèvement de citoyens japonais, ainsi que le commerce bilatéral et international. Trump s’attend à une semaine diplomatique chargée lors de laquelle l'Iran figurera également en bonne place. Sa rencontre avec son homologue sud-coréen Moon Jae-in, sera scrutée à la loupe.

Avant son discours mardi matin, une série de tête-à-tête sont annoncés, avec le président français Emmanuel Macron ou encore la Première ministre britannique, Theresa May. Au cours d’un sommet informel à Salzbourg, Londres avait vu sa proposition sur la future relation commerciale entre le Royaume-Uni et les 27 rejetée par les dirigeants européens.

Depuis ses débuts l'an dernier, lorsqu'il avait décliné, dans un discours de 41 minutes, sa vision de «l'Amérique d'abord», Donald Trump s'est mis à dos nombre de pays, y compris parmi ses alliés. Car si le président américain s'est lancé dans une guerre commerciale avec Pékin à l'issue incertaine, le Canada, le Japon et l'Europe ont aussi, à des degrés divers, été la cible de ses emportements sur les échanges.

Lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a réclamé plus de fermeté de la communauté internationale ainsi que de nouvelles sanctions contre ceux qui bloquent le processus politique en Libye. Il a par ailleurs plaidé pour un meilleur contrôle des ressources financières tirées de la vente du pétrole libyen afin d'éviter qu'elles n'alimentent des groupes hostiles à une sortie de crise.

Sur le dossier de la Syrie, le ministre français des Affaires étrangères a averti que la région risquait de connaître une «guerre perpétuelle» si aucun accord de paix n'est trouvé dans ce pays.

F. Z. T. avec agences

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