Régions

L'Oriental parie à son tour sur l'aquaculture

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5315 Le 16/07/2018 | Partager
Une assistance Anda/CRI pour guider les investisseurs
Avec 200 km de côtes, le potentiel aquacole est important
Des projets réussis, dans la région, donnés en exemple
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aquaculture.jpg, par hlafriqi

L’Oriental mise sur l’aquaculture pour booster sa croissance. Son capital aquacole est estimé à 1.465 hectares, avec 59 unités de production. Pour l'heure, le secteur assure 1.300 emplois mais les opportunités de développement sont importantes. C'est sur ce potentiel que l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) capitalise et invite les entrepreneurs à investir dans le secteur aquacole à Oujda, Nador et Driouch. Elle rappelle pour cela les offres aquacoles disponibles et rassure les opérateurs locaux quant aux débouchés de cette nouvelle filière. Ainsi, deux appels à manifestation d’intérêt visant la mise en œuvre du Plan aquacole de l’Oriental ont été lancés avec road show à la clé pour informer les investisseurs potentiels. «La région qui dispose de 200 km de côtes nécessite un effort de pédagogie et d’information avec des réponses précises sur les démarches à entreprendre, les confusions à éviter, les risques à encourir et les bénéfices à en tirer», est-il expliqué auprès des autorités. 
Pour répondre aux attentes, le CRI et l’Anda vont mutualiser leurs moyens pour assister les porteurs de projets. Les investisseurs et jeunes entrepreneurs pourront se renseigner sur tous les aspects administratifs, juridiques, données techniques et économiques concernant l’ensemble du processus de montage d’un projet aquacole. «Cela permettra d’avoir une vision claire sur les projets à mettre en place dans les meilleures conditions. Et de gérer de manière efficiente les équipements et les infrastructures, avec mise en place d’un mécanisme de contrôle de la qualité», indique Majida Maârouf, directrice de l’Anda. Des exemples de réussites existent par-ci par-là comme la ferme d’algoculture à Marchica, une des premières à avoir été réalisée au Maroc. Gérée par une coopérative de pêcheurs artisanaux, la ferme d’algoculture de la lagune de Marchica (province de Nador) est en phase de devenir un exemple de conversion réussi. Un projet qui a bénéficié de fonds de la Banque mondiale, grâce à l’intervention de l’Anda, avec le concours du Secrétariat d’Etat chargé du développement durable dans le cadre du projet de Gestion intégrée des zones côtières (GIZC).
Cette ferme, gérée par la coopérative des pêcheurs de Marchica, a une production de 100 tonnes d’algues humides, avec l’objectif d’atteindre une production de 2.000 t/an, à terme.

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Une autre réussite à Ras El Ma

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Cette ferme, installée en juillet 2016 dans le cadre du projet GIZC, et gérée par la coopérative des pêcheurs Al Amal au niveau de Ras El Ma (Province de Nador), est constituée de cinq filières de sub-surface en offshore pour une production estimée à 60 tonnes/an de moules à court terme. À moyen terme, la coopérative prévoit l’installation d’autres filières sur toute l’étendue de la concession estimée à 15 ha.
Pour permettre à cette coopérative d’exploiter cette ferme aquacole dans les meilleures conditions, l’Anda a piloté l’acquisition d’une barge mytilicole dans le cadre de l’extension du projet GIZC, livrée en décembre 2017, aux membres de la coopérative Al Amal qui ont pu bénéficier d’une formation sur son utilisation. La barge mytilicole a été fabriquée à Agadir.

 

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