International

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5273 Le 16/05/2018 | Partager

■ Un concours de beauté pour seniors!
Pour Rosalia Pereira, fringante Brésilienne de 62 ans, la soirée de jeudi était doublement inoubliable: elle a fêté les 40 ans de sa rencontre avec un amour de jeunesse retrouvé récemment et a été couronnée reine de beauté d'un concours pour personnes âgées à Sao Paulo.
«Le fait d'avoir le courage de participer à ce genre de concours montre que les personnes âgées d'aujourd'hui sont actives, rien de tel pour l'estime de soi», confie à l'AFP Mme Pereira, toute fière d'arborer son diadème de championne à quelques jours de la fête des Mères, célébrée dimanche au Brésil. Elle a remporté la quinzième édition de ce concours organisé par un centre social dédié au troisième âge du nord-est de Sao Paulo, la plus grande ville du pays. «C'est une façon de promouvoir l'inclusion sociale, de faire sortir les gens de chez eux», explique Nilton da Silva Guedes, directeur de ce centre, l'Institut Pauliste de gériatrie et gérontologie. Cette année, les organisateurs ont dû sélectionner 25 finalistes parmi plus de cent participantes. Le jour de la finale, les concurrentes de 62 à 77 ans ont défilé sur un podium telles des mannequins, sous les applaudissements d'un public survolté, majoritairement composé de personnes âgées, mais pas seulement.

■ Un élu accusé d'avoir fait détruire un arrêt de bus gênant
Il venait juste d'être élu quand l'arrêt de bus qui le gênait a été détruit: un conseiller municipal du centre de la Tunisie est maintenant accusé d'avoir fait disparaître cet abribus situé au pied d'un immeuble lui appartenant. Le directeur de la société de transports publics de Sidi Bouzid, ville pauvre de l'intérieur tunisien, a indiqué jeudi à l'AFP avoir porté plainte contre un homme d'affaires local élu sur une liste du parti islamiste Ennahdha, après la destruction d'une station de bus. Cet homme avait déjà été brièvement incarcéré en 2013 pour la destruction du même abribus, situé au pied de son immeuble dans la rue principale de la ville. Il avait été libéré contre la promesse de le reconstruire. L'arrêt de bus incriminé gêne la vue sur la vitrine d'une boutique de vêtements au rez-de-chaussée de l'immeuble. Mardi, au surlendemain des premières élections municipales démocratiques en Tunisie, le voisinage a constaté que des engins détruisaient à nouveau l'abribus et en reconstruisaient un autre un peu plus loin.
Des responsables associatifs et politiques ont manifesté mercredi pour réclamer le retour de l'arrêt à sa place. Le propriétaire accusé a assuré aux médias locaux qu'il n'y était pour rien, rejetant la faute sur le commerçant locataire de sa boutique. Le gouverneur de Sidi Bouzid, qui s'est rendu sur place, a indiqué au correspondant de l'AFP qu'une enquête était en cours sur cette affaire. Symptomatique du clientélisme gangrenant certaines villes de Tunisie, l'histoire a eu un grand retentissement localement sur internet. Les municipales de dimanche, marquées par une forte abstention, étaient le premier scrutin local de l'après-révolution de 2011. Elles doivent notamment servir à entamer une décentralisation réclamée de longue date et basée sur l'espoir que les élus locaux se montreront plus soucieux du bien commun de leur municipalité que l'administration centrale.

 

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