International

Un bain de sang à Gaza

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5273 Le 16/05/2018 | Partager
L’inauguration de l’ambassade américaine à Al-Qods contestée
Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU

L’Inauguration, lundi 14 mai 2018, de l’ambassade des Etats-Unis à Al-Qods a donné lieu à l’organisation de plusieurs manifestations dans les territoires palestiniens occupés. Et ce, notamment dans la bande de Gaza où des tirs de l’armée israélienne ont fait au moins 59 morts, dont plusieurs mineurs. Un bain de sang qui a provoqué de vives condamnations de la communauté internationale.

C’est à travers un message adressé au président palestinien Mahmoud Abbas que le Roi Mohammed VI a exprimé son inquiétude et a réitéré son soutien au peuple palestinien. En sa qualité de Président du Comité Al-Qods, issu de l’Organisation de la Coopération Islamique, le Souverain a rappelé au président américain Donald Trump et à Antonio Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies, l’importance extrême de la ville d’Al-Qods. Non seulement pour les parties au conflit, mais également pour les adeptes des trois religions monothéistes (cf. notre édition N° 5272 du mardi 15 mai 2018).

De nombreux pays (dont la Grande-Bretagne, la France et la Russie…) ont, de leur côté, réprouvé l’ouverture de l’ambassade américaine à Al-Qods, dont le transfert avait été désavoué par 128 des 193 pays membres de l’ONU.

Le président Abbas a été le premier à dénoncer un «massacre» israélien commis dans la bande de Gaza. Tout en soulignant que «les Etats-Unis ne sont plus un médiateur au Moyen-Orient et que l’ambassade américaine est un nouveau poste avancé de la colonisation». De son côté, le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, s’est dit «profondément alarmé par l’escalade de la violence dans le territoire palestinien occupé et par le nombre élevé de Palestiniens tués et blessés lors des manifestations à Gaza».

Alors que la Ligue des Etats arabes a appelé la communauté internationale à intervenir pour garantir la protection du peuple palestinien, une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU a été programmée mardi 15 mai, à l’initiative du Koweït. L’Union européenne a également condamné l’usage  de la force par Israël dans la bande de Gaza. Tout en appelant toutes les parties à «faire preuve de retenue» pour éviter de nouvelles pertes de vies.

L’Afrique du Sud a été jusqu’à rappeler son ambassadeur en Israël, et ce, «jusqu’à nouvel ordre», en raison des violences contre les Palestiniens. La Turquie, qui a dénoncé un «génocide», a fait de même, pour consultations, avec les chefs de ses représentations diplomatiques à Tel Aviv et à Washington.

F. Z. T. avec agences

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc