Competences & rh

Ingénieurs informatiques: Atos comble son déficit

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5272 Le 15/05/2018 | Partager
105 profils recrutés, et 300 postes supplémentaires à pourvoir en 2018
L’entreprise renouvelle sa stratégie RH
Speed Hiring, présence sur les réseaux sociaux, formations...
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Alors que plus des ¾ des effectifs d’Atos sont des informaticiens, le groupe international se trouve en difficulté face à la panne que connait le pays. Pour faire face à la pénurie, le groupe innove en matière RH en organisant des évènements comme le «Speed Hiring»

La pénurie des ingénieurs informatiques donne des cheveux blancs aux employeurs. Et ce sont les grands groupes IT, recrutant par centaines, qui en souffrent le plus. Depuis quelques années, la fuite des ingénieurs marocains vers l’Europe prend de plus en plus d’ampleur. Ces profils quittent leurs entités sans même respecter la période de préavis.

A Atos, ce déficit a longtemps été un poids lourd à porter. Rien qu’en 2018, le besoin en informaticiens offshore du groupe est de 400. Pour combler cette demande, l’entreprise innove en matière de recrutement. Elle a récemment organisé une grande campagne de recrutement à Casablanca, avec un slogan accrocheur: «Repartez avec votre contrat», ainsi qu’un concept innovant, le Speed Hiring Events.

Ils étaient plus de 200 informaticiens à venir tenter leur chance lors de ce rendez-vous. «Grâce à cette campagne, dont nous sommes satisfaits, nous avons pu prendre une longueur d’avance sur notre plan de recrutement de 2018», se réjouit Redouane Mabchour, directeur général d’Atos.

Durant cette journée à laquelle ont pris part les responsables et décideurs d’Atos, les candidats ont pu passer tout le processus de recrutement, en deux heures seulement. Au final, 105 informaticiens ont attiré l’attention des recruteurs et ont été embauchés. «Les candidats que nous avons sélectionnés sont repartis avec leur contrat en main. Maintenant, nous les attendons en entreprise», précise Redouane Mabchour.

La société a pu attirer divers profils, seniors et juniors, dont la majorité justifie d’un niveau bac+5. Plus du tiers sont des femmes. A la grande surprise des responsables, plusieurs candidats ont fait le déplacement depuis Oujda, Tétouan, Marrakech ...

Avec plus de 1.600 collaborateurs au Maroc, dont 85% sont des ingénieurs, Atos est touchée de plein fouet par la rareté des ingénieurs. En renouvelant sa stratégie RH, la multinationale fait en sorte de faire de ses locaux un espace où il fait bon vivre (a great place to work). D’autres moyens sont déployés par le groupe pour faire face à la réalité du marché marocain.

«Nous souhaiterions toucher les millennials. Pour cela, nous ne devons d’être présents dans les réseaux sociaux», souligne le patron d’Atos. Ainsi, l’entreprise diversifie ses canaux de recrutement, et tente de faire face à cette perte de ressources humaines en étant imaginative et innovante. Suite à l’impact et au retour positif du «Speed Hiring Events», le groupe compte bien réitérer l’expérience. Une autre campagne de recrutement sera lancée dans les semaines à venir. Elle sera déclinée sous un autre format.

La fuite des compétences vers l’étranger, plus précisément en Europe, touche tout le secteur IT. Pour Redouane Mabchour, il n’y a plus lieu de s’inquiéter comme avant. «C’est devenu un problème à court terme. Ces derniers temps, nous remarquons le retour des ingénieurs vers leur pays. Il semblerait que leur expérience à l’étranger n’est pas à la hauteur de leurs aspirations», indique-t-il.

Pour ces personnes-là, Atos semble être une bonne opportunité. «Nous sommes présents dans quelque 72 pays dans le monde, grâce à cela nous pouvons offrir à nos collaborateurs de la mobilité à l’international», tient à préciser Mabchour.

Les soft skills au cœur des formations  

L’Accompagnement et l’encadrement des collaborateurs sont essentiels. Atos l’a bien compris. Dans sa stratégie de gestion des ressources humaines, l’entreprise dédie, à chacun de ses collaborateurs,  6 jours de formation par an. Un moyen de les engager, mais aussi de former les ingénieurs aux soft skills.
Les formations administrées concernent la communication, le leadership, le savoir-être client, le management interculturel... «Les exigences de notre entité sont assez élevées, malheureusement, les ingénieurs souffrent très souvent d’un déficit en matière de soft skills», explique Redouane Mabchour, directeur général d’Atos Maroc. Ils ont par ailleurs droit à des cours d’anglais tout au long de l’année.

 

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