International

ArcelorMittal continue de faire ses emplettes

Par Omar KETTANI | Edition N°:5270 Le 11/05/2018 | Partager
Le géant indien rachète l’entreprise italienne Ilva
Bruxelles donne son feu vert
Des investissements qui s’élèvent à 2,4 milliards d’euros
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4 milliards d’euros. Telle est la somme versée par le géant indien de la sidérurgie ArcelorMittal pour s’accaparer le leader européen du secteur Ilva. Le dossier, soumis aux autorités de la concurrence de la Commission européenne en septembre 2017, a été approuvé après une enquête approfondie menée depuis le mois de novembre. En menant cette acquisition, le groupe indien, actionnaire de référence de Sonasid, montre qu’il garde intact son appétit.

Lakshmi Mittal, PDG du groupe ArcelorMittal, a bâti sa légende autour du rachat d’entreprises au bord de la faillite pour leur donner une seconde vie. Il le prouve avec cette reprise du numéro 1 italien Ilva, qui traverse une période sombre.

Pour relever ce nouveau défi, il a dû se résigner à céder ses sites de production européens  installés entre autres en Roumanie, en République tchèque et au Luxembourg. D’ailleurs, la direction du groupe indien se dit attristée par la vente de ses unités. Ce qui pourrait renforcer l’activité de ses principaux concurrents dont des groupes chinois.

Si pour Geert Van Poelvoorde, un des dirigeants d’ArcelorMittal, «l’accord de la Commission est une excellente nouvelle qui permet à la multinationale de faire un grand

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Avec sa récente acquisition, le groupe dirigé par Lakshmi Mittal renforce son leadership sur le vieux continent (Ph. AFP)

pas vers la finalisation de la transaction», pour Etienne Schneider, ministre luxembourgeois de l’Economie, «la cession du site luxembourgeois crée de grandes incertitudes chez les salariés quant au maintien de leur emploi et conditions de travail».

Ces sessions s’inscrivent dans l’optique d’éviter la constitution d’une position dominante de la part du leader mondial de l’acier. Pour Margrethe Vestager, commissaire chargée de la Concurrence auprès de la Commission européenne, «le feu vert de Bruxelles fait en sorte que cette transaction n’entraîne pas une hausse des prix de l’acier».

La commissaire souligne également que «la vente d’unités de production d’ArcelorMittal permettra de préserver une concurrence effective sur le marché de l’acier».

Au terme de ce rachat, ArcelorMittal obtiendra une place de choix sur le marché italien en axant sur les usines prometteuses qui pourront tourner à plein régime à l’image de celle de Tarente au sud de l’Italie. Pour ce faire, le numéro 1 mondial de l’acier projette d’investir près de 2,4 milliards d’euros pour moderniser et dépolluer le site de Tarente. Autant dire qu’un long et sérieux travail attend l’entreprise indienne.

 

 

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