International

Emmanuel Macron, un an au pouvoir

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5267 Le 08/05/2018 | Partager
Pouvoir d'achat, santé, sécurité, politique étrangère… bons et mauvais points
Une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po

Une majorité de Français (55%) dresse un bilan négatif de l'action d'Emmanuel Macron après un an au pouvoir, contre 45% qui jugent le bilan positif. C’est ce qui ressort d’une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), réalisée par Ipsos-Sopra Steria avec Le Monde et la Fondation Jean Jaurès.

L'action d'Emmanuel Macron pour ce qui est du pouvoir d'achat et de la réduction des inégalités sociales est jugée sévèrement. Près de 78% des Français estimant qu'elle va dans le mauvais sens. Ils sont à peine moins sévères pour ce qui est du système de santé. En effet, 72% jugeant que l'action présidentielle va dans le mauvais sens, tout comme pour le système de retraite (70%) et la maîtrise de l'immigration (66%).

Le bilan est plus légèrement négatif pour la lutte contre l'insécurité (53% jugent que l'action menée va dans le mauvais sens), la réforme de l'éducation (51%) et la lutte contre le chômage (51). Tandis que les électeurs sont très partagés sur l'amélioration du fonctionnement de la vie politique (50%).
Seules quatre thématiques emportent l'adhésion. La politique étrangère, qui va dans le bon sens pour 63% des Français, l'aide aux entreprises (61%), l'Union européenne (60%) et la lutte contre le terrorisme (57%).

Confortant l'image d'un «président des riches» brandie par l'opposition, les Français estiment à 76% que la politique menée profite avant tout aux catégories aisées. Et seulement 16% qu'elle bénéficie à l'ensemble des Français (contre 5% qui la voient favorable aux catégories populaires et 3% aux classes moyennes).

L'accusation de privilégier les urbains trouve également un écho chez les deux tiers (67%) des personnes interrogées. Ces derniers  jugent que les Français qui vivent dans des grandes villes sont les principaux bénéficiaires de la politique gouvernementale (contre 28% pour l'ensemble des Français, 3% pour les habitants des périphéries des villes, 2% pour les habitants des petites villes ou zones rurales).

Les électeurs estiment certes à 73% que l'action menée est conforme aux engagements de campagne, mais ils contestent la méthode. Près de 49% jugent que «les mesures annoncées sont trop nombreuses, il faut aller plus lentement pour s'assurer que les lois soient bien pensées».

La hausse de la CSG (57%), la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires (49%), la réforme de l'ISF (33%) et la diminution de l'APL (26%) sont les plus citées parmi les mesures suscitant le plus de mécontentement. Les réformes de la SNCF (32%), de la taxe d'habitation (29%), des institutions (27%) et l'interdiction du glyphosate (27%) sont les mesures les plus citées parmi celles qui satisfont le plus les personnes interrogées.

L’avenir

macron_emmanuel_067.jpg

Pour ce qui est de l'avenir, les Français sont plutôt pessimistes. 43% pensent que leur situation personnelle sera moins bonne à la fin du quinquennat (contre 40% qui attendent une situation inchangée et 17% meilleure). A l'échelle du pays, ils sont en revanche 39% à tabler sur une meilleure situation (32% inchangée, 29% une moins bonne situation).  A noter que l’enquête a été réalisée du 25 avril au 2 mai auprès de 13.540 personnes inscrites sur les listes électorales, interrogées par internet et sélectionnées selon la méthode des quotas.

 

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc