International

Le bilan d’Emmanuel Macron, un an après son élection

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5265 Le 04/05/2018 | Partager
C’était le 7 mai 2017
La «France de retour», le pari à l’international
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Le 7 mai 2018, cela fera un an qu’Emmanuel Macron a été élu président. Bénéficiant d’une croissance favorable, le chef de l’Etat a lancé plusieurs réformes (Ph. AFP)

Depuis son élection le 7 mai 2017, Emmanuel Macron a enchaîné les déplacements très médiatisés à travers le monde (et notamment au Maroc en juin 2017). Il a multiplié les initiatives personnelles, du nucléaire iranien à la crise libyenne. Donald Trump l’a reçu avec faste en avril.

En un an, Emmanuel Macron a projeté une nouvelle image de son pays sur la scène internationale. Celle d’une France «de retour, créative, battante…». Il lui reste à concrétiser ses ambitions, notamment pour l’Europe. Son appétit de réformes constitue son meilleur atout. La France appelle de ses voeux la création d’un budget autonome pour soutenir les investissements et la croissance (Coface prédit un taux proche de 1,8% pour 2018).

Dans un pays gagné par la contestation sociale et secoué par de nombreuses grèves dans les transports, le chef de l’Etat tient globalement le choc dans les sondages. En positif, certaines réformes engagées, comme celles du code du travail ou du rail, ont rassuré une partie de la population. «Au cours des premiers mois de son mandat, le président Macron a fait voter des mesures fiscales ainsi que la réforme visant à flexibiliser davantage le marché du travail.

Si le gouvernement a annoncé pour 2018 une réforme de l’assurance-chômage et de la formation professionnelle, celle-ci sera nettement moins sensible que les textes déjà votés», relève l’assureur-crédit français. En revanche, «la réforme du système de retraites (suppression des régimes spéciaux) pourrait entraîner d’importantes contestations syndicales… ». 

Selon un sondage Elabe-Wavestone, 69% des Français voient en lui un «réformateur». Le quart des sondés évoquent spontanément les notions de «changement, de dynamisme, de détermination ou d’efficacité». En négatif, il est perçu très éloigné des problèmes quotidiens des Français. Près de 51% des sondés considèrent ainsi sa politique «injuste».

Sur le volet économique, Bruxelles annoncera le 23 mai la sortie de la France de la procédure pour déficit excessif ouverte contre elle en 2009. Après 2,6% du PIB en 2017, le déficit public français atteindra 2,3% en 2018, puis 2,8% en 2019, estime la Commission européenne.

Dans son appréciation du risque, Coface indique aussi que les défaillances continueront de se réduire cette année (-2% après -2,6% en 2016 et -8% sur un an en novembre 2017). De leur côté, les créations d’entreprises (+6% sur un an en novembre 2017) progresseront.

 

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