International

Le conflit syrien traîne toujours

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5253 Le 17/04/2018 | Partager
Le débat s’invite à toutes les discussions
L'UE veut relancer le processus politique après les frappes

Après les débats du 29e sommet arabe à Dhahran en Arabie saoudite (cf. notre édition N° 5252 du lundi 16 avril 2018), c’était autour des ministres des Affaires étrangères de l'UE, réunis lundi 16 avril à Luxembourg, de se pencher sur la question de crise en Syrie. Ils ont appuyé tous les efforts pour empêcher Damas de recourir à des armes chimiques.

Comme ils ont appelé à relancer le processus politique pour mettre fin au conflit, après les frappes des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni. Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian s'est félicité de ces conclusions.  Pour le chef de la diplomatie du Luxembourg, Jean Asselborn, les frappes occidentales sur la Syrie sont «une opération unique et elle doit le demeurer». Ce qui ne peut se faire sans Moscou.

De son côté, la Turquie a défendu ses relations avec la Russie sur le dossier syrien. Tout en affirmant que des propos tenus par le président français Emmanuel Macron ne sauraient provoquer une rupture entre les deux pays. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a lui aussi assuré que les frappes «n'ont pas divisé» Moscou et Ankara.

Sur un autre registre, les relations entre la Turquie et ses alliés au sein de l'Otan, en premier lieu Washington, se sont nettement dégradées ces derniers mois. Et ce, notamment en raison du soutien apporté en Syrie par la coalition internationale menée par les Etats-Unis à une milice kurde considérée comme «terroriste» par la Turquie.

A noter que les gouvernements d'Emmanuel Macron et de Theresa May devaient faire face, hier lundi, à leurs parlementaires qui les interrogeront sur l'opportunité et la légalité des frappes occidentales en Syrie. Le président français a tenté de déminer préventivement ce terrain de la légalité des attaques en affirmant que «c'est la communauté internationale qui est intervenue».

Les députés pourraient aussi se pencher sur les déclarations diplomatiques de Macron quand il a affirmé avoir convaincu Donald Trump «qu'il fallait rester dans la durée en Syrie et que les frappes avaient permis de fissurer l'entente entre la Turquie et la Russie».

A La Haye, les ambassadeurs de Russie, du Royaume-Uni et de France se sont rendus, hier lundi, au siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). La priorité est de permettre à l'Organisation «d'achever le démantèlement du programme chimique syrien».

F. Z. T. avec agences

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