Analyse

L’économie du green: Le golfeur dépense 3 fois plus qu’un touriste

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5252 Le 16/04/2018 | Partager
Des TO spécialisés dans le golf invités au Maroc
Des têtes d’affiche attendues dès aujourd’hui
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«L’association du Trophée Hassan II, que préside son Altesse Royal le Prince Moulay Rachid, invite comme chaque année, les tour-opérateurs spécialisés dans le golf pour s’enquérir des infrastructures golfiques à travers un voyage dans les villes disposant de ces infrastructures », indique Me Mustapha Zine, vice-président de l’association du Trophée Hassan II (Ph. MZ)

C’est aujourd’hui le coup d’envoi de la 45e édition du Trophée Hassan II et la 24e édition de la Coupe Lalla Meryem. Les deux évènements sont organisés par l’Association du Trophée Hassan II de Golf. Me Mustapha Zine, vice-président, explique les enjeux du golf en tant que vecteur économique et touristique. Un golf-trotter dépense en moyenne 3 à 4 fois plus qu’un touriste classique. En plus, il est souvent accompagné par ses amis ou membres de sa famille non golfeurs.  

- L’Economiste: Quelles sont les retombées de l’organisation d’évènements golfiques tels que le trophée Hassan II en termes d’attractivité touristique?
- Me Mustapha Zine
: Aujourd’hui, le Trophée Hassan II et la coupe Lalla Meriem figurent parmi les événements les plus importants de golf mondial. En 2017,  plus de 490 millions de foyers dans le monde ont pu suivre à la télé les deux événements. Cette année en plus de «Golf Plus» et des chaînes habituelles, le Trophée Hassan II et la coupe Lalla Meryem vont être diffusés pendant toute la semaine sur Golf Channel dans une émission très connue appelée «Morning Drive». Ce qui va  permettre de doubler l’audition télé. D’ailleurs, la semaine dernière déjà lors des Masters à Augusta aux USA «Golf Channel» a parlé du Maroc et a annoncé le Trophée Hassan II.

- Où réside l’impact en termes de notoriété pour la destination Maroc?
- Il va de soi que la diffusion de ces deux événements pendant une semaine avec des reportages sur les lieux historiques du Maroc, des villes impériales, les plages et les commentaires qui vont avec, louant la stabilité du pays, son ouverture vers le monde et notre culture de la tolérance, notre pays devient une destination privilégiée non seulement pour les joueurs de golf, mais aussi pour les touristes en général.
D’ailleurs, l’association du Trophée Hassan II, que préside son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, invite comme chaque année, les tour-opérateurs spécialisés dans le golf pour s’enquérir des infrastructures golfiques à travers un voyage dans les villes disposant de ces infrastructures.

- A terme, à combien s’élève le budget d’aménagement de nouveaux parcours?
- Il y a lieu de préciser que le Golf de Dar Es Salam a été construit au début des années 70. Cette remise à niveau était nécessaire d’abord pour répondre aux standards sportifs internationaux ensuite pour répondre aux nouveaux critères de  rationalisation de l’eau en installant  un nouveau système d’irrigation ou encore la connexion avec Aïn Aouda  pour l’irrigation par les eaux traitées. Actuellement, le parcours rouge est prêt, le parcours bleu et vert le seront bientôt. Cette mise à niveau nous a permis de former des jeunes à la construction et à l’entretien des parcours en partenariat  avec l’Ofppt. Quant à la dimension écologique, elle est notre première préoccupation. D’abord  par la récupération des eaux des pluies et  la connexion à la nouvelle station de traitement des eaux usées ou traitées de Aïn Aouda. S’y ajoute l’entretien des arbres et des gazons de parcours ainsi que la création de nouveaux espaces verts.

- Comment évaluez-vous l’impact du golf sur l’activité socio-économique des zones mitoyennes des parcours?
- Le golf est devenu une activité à la fois sportive et touristique. Un golf crée environ une centaine d’emplois, dont la plupart viennent des zones mitoyennes. D’ailleurs un centre de formation pour les métiers de golf a été créé avec l’Ofppt. J’aborde avec vous le volet sportif pour vous dire qu’à la demande de son altesse royale le Prince Moulay Rachid, la plupart des golfs ont ouvert des écoles de Golf pour accueillir non seulement les enfants des membres, mais également les enfants des zones mitoyennes dont les parents ne sont pas membres et peuvent, s’ils sont doués, faire partie de l’élite golfique. Ce qui est déjà le cas aujourd’hui.

-  Quel est le profil-type du touriste golfique, sachant qu’un touriste classique dépense en moyenne 700 dollars par séjour?
- Il  faut noter que le golfeur voyage dans les endroits où il y a des golfs. A part le ski, c’est le seul sport dont on choisit la destination en fonction des parcours. En général, le golfeur est un client haut de gamme et il ne voyage jamais seul. Il est souvent accompagné d’amis, même ceux qui ne sont pas joueurs. On peut dire qu’un golfeur dépense trois fois plus qu’un touriste ordinaire.

Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

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