Entreprises

L’Apebi décline ses priorités

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5248 Le 10/04/2018 | Partager
La nouvelle équipe présente son plan d’action
Activation des cellules de veille stratégique, startup, offshoring

Le nouveau bureau de la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (Apebi) a tenu son premier point de presse, le 6 avril, au cours duquel a été présenté le plan d’action pour l’exercice 2018-2020.

Pour son deuxième mandat, la présidente Saloua Karkri-Belkeziz se félicite d’avoir renforcé le mix entre expérimentés, nouveaux arrivés, petites et grandes entreprises ainsi qu’une avancée en matière de parité homme/femme (3 femmes en tout «une première au sein du conseil d’administration»).

Parmi les principaux chantiers du nouveau bureau, la Fédération compte développer un partenariat stratégique avec l’Agence de développement digital, notamment sur ses 14 chantiers, tout en accompagnant les grands projets (e-gov, digitalisation des PME…). Le challenge consiste aussi à accompagner les décideurs dans le processus de digitalisation de leur structure.

L’objectif est de tirer profit de la stratégie Maroc digital 2020 et de se positionner en tant qu’interlocuteur privilégié des grands comptes et donneurs d’ordre. «Nous allons, pour ce faire, créer un Label de Digital transformation specialist», annonce Youssef Harouchi, membre du bureau en charge du contenu scientifique. Des rencontres entre la Fédération et les grands donneurs d’ordre sont prévues, «pour qu’ils nous présentent leurs projets d’investissement, afin de se préparer à satisfaire leurs besoins», annonce Saloua Karkri-Belkeziz.

Autre priorité, la création d’une cellule de veille stratégique sur le digital, qui aura la charge de produire des études sectorielles (indicateurs de performance, identification des technologies de rupture…). Les chiffres sur le secteur sont très rares. Une telle initiative permettra d’avoir une meilleure visibilité sur l’écosystème. Un pôle dédié aux startups a aussi été créé. Un Label startup va voir le jour et un écosystème sera constitué au sein de l’Apebi.

L’initiative permettra d’organiser cet écosystème, d’avoir un référentiel clair, accorder un statut spécial aux jeunes pousses et les mettre en relation avec les grands groupes sur leurs chantiers d’innovation. Pour l’heure, il n’y a pas de statistiques officielles sur les startups.

L’Apebi table sur environ 5.000 startups au Maroc. Une première action de la Fédération vis-à-vis de cette catégorie d’entrepreneurs consistera à sélectionner quelques-unes pour représenter le Maroc au salon Vivatech 2018, rendez-vous mondial des startups, qui aura lieu du 24 au 27 mai à Paris.

Nous assistons depuis peu à une ruée de tous les métiers et disciplines vers la digitalisation de l’information. La demande et la formation de nouveaux profils (data scientist, data analyst…) deviennent urgentes. Les évolutions métiers deviennent fulgurantes avec des pluridisciplinarités très fortes.

Cependant, le secteur est confronté à plusieurs problématiques, notamment la rareté des ressources, la fuite des compétences. Au-delà de la quantité, la qualité des ressources fait aussi défaut. D’autres projets sont dans le pipe, notamment l’accompagnement des décrocheurs pour les réinsérer dans le secteur du numérique, la féminisation du secteur…

Projet pilote d'insertion

Pour le volet insertion professionnelle, un projet pilote est en cours, impliquant la CDG, le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique. Il consiste à former une cinquantaine de jeunes sur 6 mois. Au terme de la formation, ils intégreront 5 entreprises sélectionnées. «Si le projet réussit, il sera généralisé», annonce Saloua Karkri-Belkeziz, présidente de l’Apebi. L’initiative entre dans le cadre des grands projets de formation dans le secteur.

 

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