International

Syrie: Les dirigeants pour un cessez-le-feu durable

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5245 Le 05/04/2018 | Partager
Le dossier discuté en haut-lieu à Ankara
Le retrait des Etats-Unis change la donne

Les présidents turc, russe et iranien se sont engagés, mercredi 4 avril, lors d'un sommet à Ankara, à coopérer. Et ce, en vue de parvenir à un «cessez-le-feu durable» en Syrie. Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine et Hassan Rohani ont en outre souligné leur détermination à «accélérer leurs efforts pour assurer le calme sur le terrain et protéger les civils dans les zones de désescalade et de faciliter un accès rapide de l'aide humanitaire à ces zones».

L'objectif de ce sommet tripartite est de réfléchir sur l'étape à venir après le retrait américain. En effet, le président Donald Trump a réaffirmé qu'il souhaitait retirer les militaires américains déployés en Syrie dans le cadre de la lutte contre le groupe Etat islamique (EI). Ce retrait laisserait les mains libres à la Turquie, la Russie et l'Iran, qui dominent désormais le jeu sur le terrain.

Moscou et Téhéran qui soutiennent Damas, et Ankara qui appuie des rebelles syriens, sont les parrains du processus d'Astana. Ce dernier a notamment permis la mise en place de quatre «zones de désescalade» visant à réduire les affrontements en Syrie.

Mais la quête d'un règlement du conflit syrien (qui a fait plus de 350.000 morts depuis 2011) patine notamment. Du fait des intérêts contradictoires de Moscou, Ankara et Téhéran et des divergences sur le sort du président syrien Bachar al-Assad.

La dernière rencontre entre les trois dirigeants sur le dossier syrien a eu lieu le 22 novembre à Sotchi, aboutissant à un Congrès national syrien dans la station balnéaire russe qui s'est soldé par un échec. Le président russe Vladimir Poutine a lancé, mardi 3 avril, avec son hôte Recep Tayyip Erdogan un méga-projet de centrale nucléaire et annoncé une accélération de la livraison de missiles S-400 à la Turquie.

C’est autant de symboles de leur rapprochement à la veille de discussions cruciales sur la Syrie. En ce qui concerne l’affaire Skripal, le président russe Vladimir Poutine a indiqué qu'il s'attendait à ce que «le bon sens l'emporte» dans cette affaire. Celle-ci a provoqué une grave crise diplomatique entre la Russie et les Occidentaux.

Cette déclaration intervient alors qu'une réunion se déroulait, hier mercredi à La Haye au siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal. La réunion intervient au lendemain de l'annonce par un laboratoire britannique qu'il n'avait pas de preuve que la substance utilisée contre un ex-espion russe en Angleterre provenait de Russie.
F. Z. T. avec agences

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