Régions

Un nouveau centre médico-légal pour Marrakech

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5244 Le 04/04/2018 | Partager
Sur 1,5 ha, il ouvrira prochainement ses portes
La commune, la Région et la préfecture participent au financement
Un investissement total de 24,5 millions de DH
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Le nouveau centre médico-légal est sis au quartier Massira. La commune de Marrakech va soutenir l’établissement par le recrutement de trois médecins (Ph. Mokhtari)

Marrakech va avoir un deuxième centre médico-légal aux normes et dont les travaux sont presque achevés. Le projet a été présenté aux médias lors d’une rencontre presse autour des principales infrastructures en cours. Si au quartier Al Massira Menara, ce centre est d’une surface totale de 1,5 hectare et comprend deux salles d’autopsie et deux autres pour les ablutions en plus d’un espace pour la radiologie et une mosquée.

La commune de Marrakech va soutenir l’établissement par le recrutement de trois médecins. La nouvelle morgue compte des chambres froides et un plus grand nombre de  casiers frigorifiques dont température négative (-20°), qui servent à conserver les corps pendant une longue période. La capacité d’une chambre froide peut atteindre jusqu’à 50 corps. Ce qui multiplie la capacité globale de la morgue et peut servir dans les cas d’extrême nécessité telles les grandes catastrophes.

Autre équipement dans le centre médico-légal, une salle polyvalente qui pourrait être utilisée en salle de conférence, d’attente et de soutien en cas de catastrophe. Lors des attentats de l’Argana, les familles ne savaient pas où s’adresser. Le nouveau centre a été financé par les élus locaux. En effet, la commune de Marrakech a investi 16 millions de DH à travers un excédent de budget réalisé en 2016 et l’Initiative locale du développement humain.

De son côté, la Région a contribué à hauteur de  2,5 millions de DH et la préfecture de Marrakech à travers l’INDH a misé 6 millions de DH. Une nouvelle infrastructure qui devra élever le niveau de travail au sein des bureaux communaux de la santé, en particulier au niveau de la morgue, à améliorer la qualité des services offerts aux citoyens et à surmonter les difficultés relatives au manque d’encadrement et d’interventions des partenaires.

En effet, à Marrakech ou ailleurs, la morgue connaît des dysfonctionnements majeurs dus parfois à l'absence de structure spécialisée dédiée à l'examen et aux opérations d'autopsie dans les régions et le manque des ressources humaines et des cadres médicaux, outre l'ignorance des mesures organisationnelles. A cela s’ajoute le manque d'implication et d’engagement pour résoudre les problèmes liés au transport des morts ou encore la simplification des procédures administratives relatives à la morgue.

De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

 

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