Culture

«Saudade» dans la capitale

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5238 Le 27/03/2018 | Partager
La 2e édition du festival du fado les 30 et 31 mars à Rabat
Concerts, master classe, conférences…
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Katia Guerreiro, l’une des plus belles voix du fado actuel, sera la tête d’affiche du festival dédié au genre musical à Rabat en compagnie du charismatique Ricardo Ribiero (Ph. DR)

Rebelote pour le festival du fado qui rempile pour une 2e édition à Rabat. Après un premier coup d’essai réussi l’année dernière, la manifestation dédiée à la  saudade  portugaise se tiendra les 30 et 31 mars au théâtre national de Rabat et à la Villa des Arts, sous le thème «l’Internationalisation du fado». 

«L’objectif est de montrer comment ce genre musical a brisé les frontières, en mélangeant des influences de géographies lointaines pour les réorganiser, dans une grammaire propre de rénovation continue»,  précise  Rodrigo Costa Felix, le producteur de l’évènement. 

A partir de la deuxième moitié du XXe siècle, poursuit-il, le fado a obtenu une reconnaissance internationale, notamment dans la scène de la World Music. «Il est également reconnu comme patrimoine universel, même s’il reste lié à l’identité nationale du Portugal». Au programme, exposition sur l’histoire du fado, master classe,  projections de films et conférences autour de ce genre musical fait d’émotion, de chagrins d’amour, de nostalgie profonde… les rencontres heureuses et malheureuses de la vie.

En tête d’affiche,  l’une des voix les plus prometteuses du moment, Katia Guerreiro. L’artiste fait partie de la nouvelle garde portugaise qui, tout en respectant la tradition ancestrale,  ne cesse de renouveler le répertoire en réussissant ce parfait équilibre entre tradition et «vécu» qui fait sa modernité et sa force.

Sur les traces d’une Maria Sevara ou d’une Amalia Rodriguez (divas historiques du fado), la  «fadista» porte dans sa voix toute  la solitude, l’angoisse, le déchirement, la séparation des amants qui font l’essence de l’enivrante beauté du fado. A ces côtés, le charismatique Ricardo Ribiero. L’artiste de 35 ans, qu’on prénomme Le Gitan, parce qu’il a grandi à Lisbonne dans un quartier avec une forte communauté tsigane, est la nouvelle star incontestée du fado.

Son interprétation, d’une voix grave et puissante, avec une verve métissée parfois de couleurs arabo-andalouses, et sa décontraction assez rare, séduisent aussi bien les puristes que les néophytes. Le festival du fado s’est tenu pour la première fois en 2011 à Madrid.

La même année, le fado en tant que chanson urbaine de Lisbonne, symbole identitaire de la ville et du pays,  a été inscrit par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’Humanité.  Cette année,  il se réalise, en plus de la capitale du Royaume, dans 10 autres villes en Europe, Afrique et Amérique latine.

 

 

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