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Tanger: Les chiens errants pris en charge De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5234 Le 21/03/2018 | Partager

Une véritable plaie pour la ville. C’est en ces termes que les élus qualifient le phénomène des chiens errants que connaît Tanger et ses environs. Mais les méthodes utilisées jusque-là pour leur contrôle ne faisaient pas l’unanimité. Finalement, les réclamations des ONG et des associations de protection des animaux dénonçant les méthodes utilisées ont fini par s’imposer. 
Le choix s’est tourné vers la stérilisation. La mairie vient de signer une convention avec l’association Refuge des animaux de Tanger. Cette dernière recevra une subvention de 300.000 DH avec en contrepartie, l’accueil et la stérilisation des animaux errants, essentiellement chiens mais aussi chats. La stérilisation semble être un compromis entre le caractère cruel de l’abattage par balles, de moins en moins utilisé et l’empoisonnement, moins sélectif et dont les dégâts collatéraux incluent l’empoisonnement d’animaux de compagnie. 
La stérilisation passe par la nécessité, selon Salima Kadaoui, initiatrice du projet du Refuge par la réinsertion des animaux stérilisés dans leur milieu d’origine. L’opération ne dépasse pas le millier de dirhams par animal et ne manque pas d’avantages. «Les animaux stérilisés deviennent plus dociles et moins agressifs tout en agissant comme gardiens chassant les autres animaux intrus», explique-t-elle. Mais les habitants ne sont pas toujours avisés du changement de comportement et identifient tout animal comme un danger, d’ou un effort de sensibilisation à entreprendre.
A noter que d’autres nuisances hantent la tranquillité et la sécurité des habitants de la capitale du détroit, tels les moustiques et les sangliers. Pour les premiers, la proximité de zones humides et de marécages surtout le long de la côte atlantique entraîne un accroissement de la population de ces insectes à la fin de la saison estivale avec son lot d’affections cutanées. Les périodes à risque sont traitées avec des épandages de produits insecticides. Pour les sangliers, des battues de contrôle sont organisées en automne pour le contrôle de leur population. Depuis quelques années, ces mammifères connaissent une augmentation exponentielle de leur nombre à cause de l’absence de prédateurs naturels et de l’augmentation des espaces protégés leur servant de refuge, comme la forêt de Rmilat. De nombreux exemplaires, ne craignant pas l’homme osent même s’approcher des piqueniqueurs. 

 

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