Economie

Siam 2018: Cap sur la logistique et les marchés agricoles

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5233 Le 20/03/2018 | Partager
Développer une plateforme d’échange intercontinentale…
Plus de 1.400 exposants attendus du 24 au 28 avril à Meknès
siam_2018.jpg
A six semaines du 13e Siam, un chantier de fourmis est mené pour peaufiner des chapiteaux gigantesques de Sehrij Souani et Jnane Benhalima, lieux du Siam et des conférences thématiques (Ph. YSA)
 

Et de 13 pour le Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam). Prévue à Meknès du 24 au 28 avril, cette édition accueille quelque 1.400 exposants dont 300 internationaux (67 pays). Une rencontre qui leur permettra cette année de débattre de «la logistique et les marchés agricoles». En attendant, et à six semaines de l’ouverture de la plus grande vitrine agricole mondiale, un chantier de fourmis est mené pour peaufiner des chapiteaux gigantesques de Sehrij Souani et Jnane Benhalima, lieux du Siam et des conférences thématiques. Perturbés par les récentes pluies, les constructeurs du Siam mettent les bouchées doubles pour aménager un site d’une superficie de 18 ha, dont 8,7 ha couverts, devant abriter 9 pôles thématiques et accueillir plus de 850.000 visiteurs.

A Meknès, le chantier d’aménagement de l’infrastructure du Salon bat son plein. Plus de 700 personnes y sont mobilisées. Notons que l’événement recrute, chaque année, quelque 1.200 étudiants de la région pour un stage d’une durée de 3 mois. «Ils sont déclarés à la CNSS et payés à 4.000 DH/ mois», affirmait Jaouad Chami, commissaire du Salon. Le Salon de Meknès emploie 4.000 à 4.500 jeunes créant une véritable économie sociale et solidaire. Il est également partenaire de l’activité culturelle de la capitale ismaïlienne. En témoigne, sa forte mobilisation pour réussir le 18e forum de l’Ecole nationale des arts et métiers de Meknès (ENSAM), tenu la semaine dernière, sous le Haut patronage royal. En tout cas, d’année en année, le Siam innove, se développe et accroît sa notoriété auprès des professionnels de l’agroalimentaire, confortant ainsi son statut de rendez-vous incontournable. Ses organisateurs ne cachent pas leur satisfaction concernant le taux de fidélisation des exposants qui dépasse les 85% et une augmentation de 20% de la participation du pôle international. Chiffres à l’appui, ces derniers font état de la participation de 1.350 exposants de 66 pays en 2017. Aussi, l’événement a attiré 810.000 visiteurs créant une véritable dynamique au niveau de la ville. Le Siam 2017 était aussi l’occasion de signer 22 conventions, tenir 33 conférences et décerner 29 trophées aux exposants les plus méritants. Le tout a été couvert par quelque 460 journalistes accrédités.

Pour 2018, le Salon constituera encore une fois une plateforme d’échange et de suivi adaptée à l’accompagnement des partenaires du royaume dans le secteur de l’agriculture. D’autant plus qu’il compte parmi les plus grands évènements de l’Afrique dans ce domaine. Ce salon sera aussi l’occasion de booster la coopération agricole entre le Maroc et les Pays-Bas, pays à l’honneur. Rappelons enfin que les filières de l’horticulture couverte et la production laitière, où les Pays-Bas occupent une position de leader mondial, font l’objet de deux projets. Le premier concerne le Centre d’Excellence Horticole néerlando-marocain, installé au Complexe Horticole d’Agadir (CHA). En outre, le deuxième projet est celui relatif à la formation d’éleveurs laitiers dans la région de Doukkala, en coopération avec la banque Crédit Agricole.

L’expérience néerlandaise

Si en 2017, l’Italie était à l’honneur au Siam, cette année, l’organisation veut se rapprocher davantage de l’expérience des Pays-Bas. «Considérée comme la «porte de l’Europe», la Hollande bénéficie d’un réseau logistique de premier plan et représente l’une des places centrales du commerce européen et mondial pour les produits agricoles», explique-t-on. En chiffres, le marché néerlandais a exporté 91,7 milliards d’euros de produits agricoles en 2017. Les pommes de terre, fruits et autres légumes représentent la partie la plus importante des exportations néerlandaises, suivis par les animaux vivants et la viande, l’horticulture ornementale, ainsi que les produits laitiers et avicoles. Pour le Maroc, le modèle néerlandais constitue un benchmark intéressant par rapport à la thématique du Siam 2018.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc