Entreprises

Automobile: La sous-traitance cherche de nouveaux marchés

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5231 Le 16/03/2018 | Partager
4 milliards de DH de commandes à prendre par an
Le secteur veut atteindre les 10 milliards d’euros à l’export en 2020
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Tanger Automotive City s’apprête à accueillir la 5e édition du salon de la sous-traitance, rendez-vous incontournable des opérateurs du secteur (Ph. Adam)

L’événement phare des équipementiers approche à grands pas. Le salon de la sous-traitance que tient chaque année l’Association marocaine des industries automobiles, Amica, aura lieu cette année dans la dernière semaine d’avril. Le millésime 2018 se tiendra comme d’habitude à Tanger Automotive City, TAC pour les intimes.

La zone industrielle installée dans la périphérie de la ville, spécialisée dans l’automobile, est mitoyenne du site industriel de Renault. C’est dans cette zone que les nouveaux venus de l’automobile ont commencé à s’installer depuis que les 350 hectares de Tanger Free Zone ont été saturés. A la TAC, de grands noms du secteur ont installé leurs quartiers généraux, le dernier, un allemand, Prettl, et c’est vers eux que le salon de la sous-traitance, qui en est à sa 5e édition, entend se tourner.

L’événement a déjà gagné en notoriété en devenant le rendez-vous incontournable des industriels travaillant dans le secteur. Malgré son caractère professionnel, il réussit à attirer chaque édition plus de 3.000 visiteurs. Et pour raison, le business est là.
Selon l’Amica, le montant total des marchés de sous-traitance à prendre chaque année dépasse les 4 milliards de DH. Avec l’arrivée de PSA et l’entrée en service imminente de son unité de Kénitra, ce chiffre sera certainement révisé à la hausse.

Nombre d’opérateurs du secteur ont opté pour suivre les constructeurs installés au Maroc, d’abord Renault et ensuite Peugeot. Ce dernier se démarque par le lancement d’une filière de construction de moteurs automobiles, ce qui ouvrira la voie à une nouvelle fournée de besoins en sous-traitants comme dans le domaine de la métallurgie ou de l’outillage.

Les besoins seront d’autant plus importants que, selon les prévisions, le secteur pourrait frôler les 70 milliards de DH de chiffre d’affaires à l’export en 2017. Il est attendu qu’il franchisse les 110 milliards à l’horizon 2020, dépassant plus tôt que prévu la barre des 100 milliards estimés par le Plan d’accélération industrielle.

A l’horizon 2020, le secteur prévoit aussi d’atteindre le million de véhicules fabriqués ainsi que la création de 160.000 postes d’emploi.
Avec la restructuration du secteur en écosystèmes métiers, la mise en place de dispositifs d’appui et de financement adaptés ainsi que le lancement des écosystèmes Renault et PSA, ces objectifs sont de plus en plus proches.

 

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