Régions

Dakhla-Oued Eddahab fait la promo de son territoire

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5229 Le 14/03/2018 | Partager
La région aspire à devenir une destination phare du tourisme durable
Les capacités aérienne et hôtelière à développer
Les créneaux porteurs: pêche, randonnées, croisières…
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Par ses différentes potentialités, la région Dakhla-Oued Eddahab s’affirme en tant que hub de tourisme écologique, logistique, commerce, agriculture et de compétitivité halieutique. Elle se positionne en tant que trait d’union entre l’Europe et l’Afrique

Un littoral de 700 km, des plages sablonneuses à perte de vue, des paysages à couper le souffle… Dakhla ne manque pas d’atouts pour en faire une destination touristique de choix. Riche d’une dizaine de sites adaptés aux différentes pratiques de glisse en mer, la péninsule s’est forgée au fil des années une notoriété mondiale de «paradis des sports de glisse».

Mais en plus d’être la destination idéale pour les surfeurs du monde entier, Dakhla regorge d’autres potentialités encore sous-exploitées. Pêche sportive, randonnées chamelières, circuits découvertes, croisières… sont autant de filons et de créneaux porteurs pour les éventuels investisseurs.

Le Conseil de la région Dakhla-Oued Eddahab s’active pour la promotion de son territoire en tant que destination d’avenir en matière de développement durable, d’éco-tourisme, tourisme de sport et des espaces naturels. Il a d’ailleurs organisé du 22 au 25 février un voyage au profit de plusieurs dizaine, de représentants d’organes de presse nationaux et internationaux. Objectif: leur présenter le potentiel économique et touristique de cette vaste région, qui représente 20% du territoire national.
Initié par le Conseil régional  en collaboration avec l’association Nord Sud Action, sous le thème «Dakhla et ses sept merveilles de la nature», ce voyage de presse  a pour but de faire connaître les opportunités d’investissement et les potentialités économiques qui caractérisent la région de Dakhla Oued-Eddahab, dans les domaines de la pêche, du tourisme et de l’agriculture.

«Dakhla est en passe de devenir un modèle pour les villes africaines en matière de tourisme durable», souligne Yanja El Khattat, président du Conseil de la région.
Selon lui, la richesse naturelle et écologique de la région lui permet de développer une offre autour du tourisme écologique balnéaire (la baie de Dakhla) et du désert.

Dakhla compte attirer près de 150.000 touristes à l’horizon 2020 (soit presque l’équivalent de sa population actuelle). Cette presqu’île longue de 40 km, ensoleillée toute l’année, doit encore surmonter de nombreux défis, à commencer par le renforcement de son offre hôtelière (1.200 lits). «Nous espérons doubler cette capacité litière d’ici 2020», est-il expliqué. En 2017, Dakhla n’a enregistré qu’une seule ouverture d’établissement touristique avec l’Ecolodge Dakhla West Point (140 lits). Quatre autres projets touristiques sont en cours de réalisation,  dont l’ouverture est prévue cette année.

D’ailleurs, le plan de développement régional (PDR) consacre une enveloppe de 560 millions de DH pour le financement de projets à caractère touristique et écologique intégrés dans leur milieu et ayant des répercussions positives sur la population  locale.

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Les plus beaux spots de kitesurf et de windsurf se trouvent à Dakhla. La plage «PK25», non loin de la Pointe du dragon, est un lieu connu des sportifs du monde (Ph. NSA)

La ville, qui était pratiquement enclavée il y a quelques années, est aujourd’hui desservie par une dizaine de vols par semaine de et vers Casablanca. Les tarifs ont été revus à la baisse grâce aux subventions de la région. Ainsi un aller-retour Casa-Dakhla ne coûte aujourd’hui que l’équivalent de 2.000 DH (au lieu de 4.000).

La ville est également desservie par 2 autres vols à destination des îles Canaries et de Paris. Dans ce sens, le Conseil régional de Dakhla-Oued Eddahab a conclu des accords avec Royal Air Maroc, Transavia Air France et Binter Canarias. «Nous espérons ouvrir d’autres destinations vers des villes européennes», poursuit El Khattat (Voir page précédante). Une urgence pour sauver la qualité de la destination. Par voie terrestre, Dakhla sera reliée à Laâyoune et Tiznit via une voie express, dont le coût s’élève à 8,5 milliards de DH et qui doit être opérationnelle en 2022.

Outre ses efforts de désenclavement au niveau national, la région entend aussi profiter de sa proximité avec les îles Canaries pour attirer une partie des 15 millions de touristes qui les visitent chaque année. «Nous pouvons proposer une offre complémentaire.

D’ailleurs, une convention a été signée dans ce sens vendredi 23 février entre l’association Nord Sud Action, le Conseil régional du tourisme et la Radio Turismo espagnol pour la promotion de la destination Dakhla en Espagne.
Aujourd’hui, Dakhla-Oued Eddahab entend tirer profit de ses atouts afin de devenir une destination incontournable. Une tendance qui se confirme depuis quelques années.

L’effet Crans Montana

Parmi les événements que Dakhla accueille chaque année figure le Forum mondial de Crans Montana, qui rassemble des milliers de participants, originaires d’une centaine de pays. La 4e édition de cet évènement s’y tient d’ailleurs du 15 au 20 mars. Dakhla vient aussi d’abriter, du 20 au 25 février, les qualifications continentales Europe et Afrique aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) pour le kitesurf, prévues à Buenos Aires en Argentine du 3 au 18 octobre prochain. Les qualifications, organisées par l’International Kiteboarding (IKA) et l’Association Lagon Dakhla, sous l’égide du Comité national olympique, ont réuni une soixantaine de jeunes riders africains et européens âgés entre 15 et 18 ans.

 

 

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