Régions

Casablanca: Le littoral à 100% dépollué

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5227 Le 12/03/2018 | Partager
Eaucéan traite 400.000 m3 et produit 26 tonnes de déchets solides par jour
70% des rejets industriels y transitent
Le plus important investissement jamais réalisé par le délégataire
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Depuis près de 3 ans, l’ensemble du littoral de Casablanca est quasimenet dépollué. Aujourd’hui, deux stations de prétraitement sont opérationnelles: El Hank (45%) et Eaucéan (55%)

Le littoral casablancais, long d’une soixantaine de km, est dépollué à 100% depuis 2015. Il aura fallu un investissement de plus de 1,4 milliard de DH, financé par Lydec et le Fonds de travaux,  pour compléter la dépollution de plus de la moitié de ce littoral (du port de Casablanca à celui de Mohammedia).

Le système de traitement des eaux usées (SAP Est) est donc opérationnel depuis près de 3 ans. Ce qui a pratiquement métamorphosé les plages de Aïn Sebaâ à Mohammedia. Collectant et traitant les eaux usées de l’ensemble du littoral Est du Grand Casablanca, soit plus de 24 km de côtes, la station de prétraitement «Eaucéan», a permis, en complétant le dispositif Ouest déjà existant, la couverture de 100% du littoral.

«Dimensionnée pour une charge polluante équivalente à 5,5 millions d’habitants, sa construction reste à ce jour le plus important investissement jamais réalisé par Lydec», souligne Jean-Pascal Darriet, DG de Lydec, délégataire des services de distribution d’eau, d’électricité, de l’assainissement et de l’éclairage public à Casablanca.

D’autant plus que la zone Est (entre Aïn Sebaâ et Mohammedia) concentre 80% des installations industrielles du Grand-Casablanca et 70% des rejets industriels de la wilaya, produits par 2.400 unités.

Dans le cadre d’un cycle initié par l’association Coalma (Coalition marocaine pour l’eau), la filiale du groupe Suez a inauguré la première conférence-visite par un débat autour du thème: «L’assainissement du littoral, enjeu du Grand Casablanca» (1). La rencontre a été suivie par une visite de la station de prétraitement «Eaucéan» (inaugurée en 2015).

Ce site traite aujourd’hui quelque 400.000 m3/jour avant de rejeter à la mer via un émissaire marin long de 2,2 km et d’une profondeur de 20 m par rapport au niveau de la mer. L’émissaire est conçu de façon à débarrasser la zone Est jusqu’à Mohammedia de ses eaux usées et leurs charges polluantes. «Eaucéan retient aujourd’hui quelque 26 tonnes de déchets solides par jour, soit 9.500 tonnes par an», explique Dalila Loudyi, membre du comité d’experts changement climatique de Lydec. Cette conférence-visite a été l’occasion pour le délégataire de rappeler les avancées en matière de traitement des eaux usées sur le territoire du Grand Casablanca.

«Lydec se positionne comme partenaire des industries pour réduire la pollution des eaux et favoriser la revalorisation environnementale du littoral», affirme Darriet. En effet, le délégataire mène une politique incitative, en proposant à ces industries de signer des conventions de rejet.

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(1) La coalition marocaine pour l’eau (Coalma) vient de lancer un cycle de conférences visant à mobiliser les acteurs publics et privés en faveur de la gestion durable de la ressource en eau.

 

Une politique qui a déjà porté ses fruits, selon le DG de Lydec. Entre 1997 et 2016, 1.110 conventions ont été signées et 1.437 enquêtes de contrôle de rejets industriels ont été réalisées sur la seule année 2016.

 

 

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