Entreprises

Ecosystème Renault: Les ingrédients de la montée en régime

Par Nadia DREF | Edition N°:5227 Le 12/03/2018 | Partager
Développement de 88 équipementiers de rangs 1 et 2
D’autres fournisseurs en cours d’installation
Le constructeur en quête de nouveaux partenaires pour répondre à la demande à l’export

Hausse du sourcing à partir du Maroc, augmentation de la demande extérieure sur les véhicules «made in Morocco», disponibilité de la main-d’œuvre qualifiée, compétitivité en termes d’énergie, de logistique… Tels sont les points forts de l’offre automobile marocaine. «Nous ne voulons plus nous comparer avec les pays de l’Europe de l’Est. Le manque de compétences les défavorise. Maintenant, la plateforme industrielle marocaine est devenue de plus en plus recherchée et compétitive.

Toutefois, nous devons rester vigilants sur la qualité de la formation et de la logistique», insiste Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie, lors d’une conférence de presse tenue récemment à Casablanca, présentant le bilan d’étape de l’écosystème Renault. Capitalisant davantage sur ses atouts, surtout après une production et des ventes record enregistrées par le constructeur français au Maroc, l’écosystème Renault passe en mode turbo.

Deux ans après sa mise en place, il enregistre actuellement le développement de 88 fournisseurs du constructeur français dont 48 de rang 1 et 40 de rang 2.  Ces sous-traitants ont opté pour ce donneur d’ordre après avoir décroché des contrats pour fournir les deux usines Renault de Tanger Melloussa et Somaca à Casablanca.

Le tissu de sous-traitance bénéficie également du développement du sourcing local dont les exportations ont grimpé à 1 milliard d’euros en 2017 avec un objectif de le porter à 2 milliards d’euros/an à l’horizon 2023. De plus, le management du groupe Renault se targue d’avoir une visibilité sur 3 ans, d’où la révision à la hausse de l’ensemble des objectifs de son écosystème.

Rappelons que 30 fournisseurs se sont installés dès le démarrage de ce projet (Denso, Snop, Viza, Reydel, Valeo, Clarton, Antolin, Treves, Tesca, Yazaki, Saint Gobain, Sumitomo, Faurecia, Tuyauto, Socafix…). D’autres équipementiers sont arrivés après le démarrage de l’écosystème Renault alors que d’autres sont en cours d’implantation (Filter Systems, Sealynx Automotive, GMD Métal, Eurostyle Systems, Varroc…). 

Par ville, Tanger accapare la part du lion, suivie de Kénitra. Casablanca attire également les investisseurs qui préfèrent opérer au centre malgré les avantages offerts par les zones franches. Fès et Meknès, quant à elles, sont les nouvelles destinations des équipementiers automobiles.

Le groupe Renault compte attirer davantage de fournisseurs pour muscler son offre à partir du site Maroc. En 2017, le groupe a organisé 4 conventions en partenariat avec l’Amica et la Fiev. Plus de 75 fournisseurs y ont pris part. «Nous recherchons de nouveaux joueurs qui apporteront les techniques manquantes, mais également des doublons pour répondre à la demande en capacité qui augmente», précise Marc Nassif, DG Renault Maroc.

La part du «made in Morocco» représente 10% de la production mondiale du constructeur français. Le groupe Renault s’est engagé à développer une plateforme d’approvisionnement et une base d’exportation industrielle mondiale dont l’impact est intense en termes de création d’emplois (50.000 en 2023) et d’accroissement de l’intégration et du sourcing local. Le ministre de tutelle Elalamy a noté que l’Ecosystème Renault enregistre des avancées notables et qu’il est sur la bonne voie pour réaliser les objectifs qui lui sont assignés à l’horizon 2023.

Montée de l’intégration locale

Le secteur automobile se développe sur la base de la sous-traitance locale tournée vers l’export. Grâce à l’implantation du constructeur Renault, l’assemblage automobile a connu un développement sans précédent. Par ailleurs, 4 écosystèmes ont été également mis en place (câblage, systèmes intérieurs, emboutissage et batteries) dans le cadre du Plan d’accélération industrielle (PAI). Cette stratégie vise à porter à 65% le taux d’intégration locale à l’horizon 2023 pour l’écosystème Renault qui vient de franchir la barre des 50% en 2017. Avec le démarrage de l’activité de PSA, le taux d’intégration devra se situer autour de 85%.

 

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