Dossier Spécial

8 Mars: Badia Bitar, «Sauvons notre pays, sauvons notre jeunesse»

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5225 Le 08/03/2018 | Partager
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Badia Bitar a tenté une expérience dans la politique locale pour défendre la cause des femmes et des jeunes. «Je me suis très vite aperçue que dans le monde politique, le social est le dernier des soucis» (Ph. BB)

Le social, elle en a fait son cheval de bataille depuis son plus jeune âge et elle continue son combat. Badia Bitar est la présidente de l’Association des femmes chefs d’entreprises de Marrakech, mais aussi une militante engagée pour les droits de la femme et des jeunes.

Biologiste de formation et de métier, elle a dès le début de sa carrière professionnelle troqué sa blouse de biologiste pour devenir une femme entrepreneur en s’orientant d’abord vers la décoration et l’artisanat. «J’ai vu dans ce métier la possibilité d’aider les femmes artisanes à devenir autonomes financièrement et développer leur commerce».

Bitar accompagnera plusieurs femmes de la région de Marrakech à créer leurs coopératives et mettre en avant leurs produits. Plus tard, Badia Bitar tentera la politique locale pour défendre la cause de ces femmes. «Je me suis très vite aperçue que dans le monde politique, le social est le dernier des soucis».

Dégoûtée, Badia claque les portes et retourne à ses affaires en créant avec sa famille un laboratoire pour les produits cosmétiques, Botanika, et une des premières maisons d’hôte dans la palmeraie. Elle poursuit son militantisme, très souvent dans l’ombre.

A la tête de l’Afem Marrakech depuis 3 ans, elle multiplie les occasions pour mettre en avant les femmes artisanes et les femmes chefs d’entreprise. Tout récemment, le bureau qu’elle dirige a initié un forum dédié exclusivement à l’entrepreneuriat féminin pour améliorer le climat des affaires pour ces dernières dans la région de Marrakech.

Elle s’est aussi engagée pour un salon annuel pour mettre en avant les coopératives féminines de la région. Pour elle, s’il devait y avoir une seule priorité nationale et régionale, ce serait bien «le soutien à notre jeunesse que nous sommes en train de perdre». Il suffit juste d’un peu de volonté de part et d’autre.

«Je rêve du jour où nous aurions des associations par quartier où seront impliqués parents, éducateurs, élus et même autorité pour offrir une alternative à la drogue et à la violence, un encadrement pour la jeunesse et plus de contrôle». Elles pourraient offrir une structure, de l’encadrement à ces jeunes pour qu’ils viennent apprendre ou pratiquer un art ou un sport, pour qu’ils soient impliqués dans la vie du quartier et par la suite de leur ville et de leur pays.

 

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