Dossier Spécial

8 Mars: Salima Kaddioui ... et son arche de Noé

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5225 Le 08/03/2018 | Partager
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Salima Kadaoui dans le refuge qu’elle a fondé pour accueillir les animaux en détresse, un havre de paix et de sécurité pour chiens et chats  (Ph. SK)

Des chiens de toutes races, des chats et d’autres animaux de toutes les tailles et les couleurs courent partout dans ce refuge installé dans les environs de Tanger. Blessés, malades, c’est ici qu’ils sont accueillis et traités par Salima Kadaoui et d’autres bénévoles avant de leur trouver un lieu d’adoption.

Pour Salima, l’amour des animaux ne semble pas avoir de limites et ces derniers le lui rendent bien ne la lâchant pas d’une semelle dès qu’elle rentre au refuge. «Dès mon jeune âge, j’ai senti le besoin de porter secours à ces animaux errants et de ne pas les laisser à leur sort», commente-t-elle.

Une image, parmi d’autres, l’a marquée très jeune, celle d’une chienne mourante encore entourée de ses chiots, un souvenir qui la hante. Originaire de Tanger, elle passe une grande partie de sa jeunesse en Angleterre d’où elle revient pour monter cette structure pour l’aide des animaux. «Au début les gens me regardaient de travers, voyant d’un mauvais œil qu’une fille se promène dans les rues à la recherche d’animaux blessés ou malades, mais, depuis, le regard a changé», explique-t-elle.

Pour ceux qui qualifient son action d’extraordinaire, elle rétorque qu’il n’en est rien, que c’est tout à fait ordinaire de le faire. Pour Salima, le principal objectif est de lutter contre les empoisonnements des chiens errants. Il s’agit d’une opération menée par certaines communes et qu’elle considère un crime contre les animaux.

Les alternatives comme la stérilisation sont là et elles ont montré leur efficacité. La logique est simple, faire de ces animaux, chiens pour la plupart, des alliés en procédant à leur stérilisation et surtout en les relâchant dans leur quartier d’origine. Les chiens sont des animaux territoriaux et empêcheront tout autre animal de rentrer dans leur périmètre, repoussant d’autres animaux malades ou enragés. Un traitement simple, efficace et bon marché puisqu’il ne coûte que 1.000 DH.

Les esprits commencent à assimiler cette idée et les responsables de la ville aussi. Dernièrement, le refuge pour animaux que gère Salima a signé une convention avec la mairie de la ville pour l’accueil et le traitement des animaux, une convention qu’elle a accueillie comme une véritable consécration malgré son jeune âge.

 

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