International

Adhésion des pays des Balkans à l’UE: La route est longue…

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5219 Le 28/02/2018 | Partager
La porte sera ouverte quand chaque pays aura rempli les critères
Le président de la Commission européenne en tournée
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Le Premier ministre de la Bulgarie Boïko Borissov, qui assure la présidence tournante de l'UE, a défendu l'adhésion des pays des Balkans à l'Union. Il a qualifié «d'excellents élèves» les pays voisins de la Bulgarie que sont la Macédoine et la Serbie, ainsi que l'Albanie, le Monténégro, le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine. Tout en vantant les réformes politiques et économiques mises en place.

Les six pays des Balkans aspirent à rejoindre les autres pays membres, mais Bruxelles les a prévenus que la route restait longue. «La porte de l'UE est ouverte à de nouvelles accessions quand, et seulement quand, chaque pays aura rempli les critères…», a indiqué le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker en visite dans les Balkans occidentaux (du 26 février au 1er mars).

Les critères doivent répondre au «besoin de réformes fondamentales», en termes d'Etat de droit et de lutte contre la corruption et d'établissement de bonnes relations de voisinage. Et les litiges frontaliers restent légion.

La majorité des habitants des Balkans considèrent que l'adhésion européenne serait une bonne chose. Rien qu'en 2018, selon la Commission européenne, quelque 1,07 milliard d'euros sont prévus au titre de l'aide à la pré-accession. Une somme qui s'ajoute aux 9 milliards versés entre 2007 et 2017. Des entreprises originaires de l'UE y ont investi 10 milliards d'euros dans les cinq dernières années. Mais la Commission prévient: «L'adhésion ne se limite pas à un projet économique».

La Serbie et le Monténégro seront probablement les prochains pays à entrer dans l'Union européenne (à l'horizon 2025). Les Serbes dont beaucoup de citoyens restent attachés à l'alliance historique avec Moscou, doivent notamment «prendre des décisions difficiles sur le Kosovo, dont Belgrade ne reconnaît pas l'indépendance».

Au Monténégro, le Mouvement Européen, un groupe de pression pro-UE, a jugé «décourageant que Bruxelles considère 2025 comme une perspective extrêmement ambitieuse». Et encore, Jean-Claude Juncker a prévenu qu'il ne s'agissait que d'une «date indicative et d'encouragement». L'échéance reste encore inconnue pour les autres pays.

Candidat depuis 2014, Tirana (capitale de l'Albanie) espère ouvrir les négociations en 2018. Le Premier ministre socialiste Edi Rama, cité par AFP, affirme vouloir «progresser rapidement et, pourquoi pas, rejoindre l'UE en même temps que la Serbie». A ses yeux, «l'UE est le meilleur moyen de mettre un terme aux interminables tensions dans les Balkans».

De son côté, la Macédoine devra résoudre le différend sur son nom qui l'oppose depuis un quart de siècle à la Grèce pour espérer lever le veto d'Athènes. Là aussi, les discussions semblent progresser.

 

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