Entreprises

Lydec sensibilise sur les factures salées!

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5216 Le 23/02/2018 | Partager
1er bilan des 4 années de la grille sélective
Une baisse constatée sur la consommation des ménages
Mais aussi des résultats en hausse de 25% pour le délégataire
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La consommation en eau et électricité des ménages casablancais est en baisse sur les 4 dernières années

Une consommation plus rationalisée de l’eau et de l’électricité. C’est l’impact ressenti 4 ans après l’entrée en service de la grille tarifaire sélective. Selon un 1er bilan de Lydec, présenté jeudi 22 février, la consommation des ménages casablancais serait en baisse progressive depuis 2014.

Le délégataire des services de distribution d’eau, électricité, assainissement et éclairage public continue ses efforts pour expliquer les nouvelles grilles tarifaires aux clients sur son périmètre (Casablanca-Mohammedia). Objectif: vulgariser la lecture et le décryptage de la facture d’eau et d’électricité, un exercice qui n’est pas de tout repos. «Il s’agit d’un système qui n’est pas simple et qui mérite qu’on y revienne régulièrement», reconnaît Jean-Pascal Darriet, DG de la filiale du groupe Suez.

Instauré en 2014, le réajustement du tarif de l’électricité et de l’assainissement (celui de l’eau étant inchangé) s’est accompagné du passage d’une tarification par tranche selon un barème à une tarification sélective. La dernière augmentation en date a été appliquée en janvier 2017. Il s’agit de la 4e en l’espace de 3 ans (à compter de 2014).

La facturation sélective consiste, rappelons-le, à facturer la totalité de la consommation mensuelle au tarif de la tranche dans laquelle elle se situe (cf. édition du 13 janvier 2017). En revanche, la facturation progressive a été maintenue pour les consommations mensuelles inférieures ou égales à 12 m³ pour l’eau potable et l’assainissement (tranches 1 et 2) et 150 kWh pour l’électricité (tranches 1 et 2).

Ces tranches dites «économiques» représentent la majorité de la clientèle casablancaise. «66% de nos clients particuliers consomment en moyenne moins de 150 kWh par mois pour une facture maximale de 164 DH TTC», explique Fahd Guasmi, directeur-adjoint en charge du marketing et du développement commercial. Il en est de même pour l’eau potable et l’assainissement liquide.

En effet, un peu plus de la moitié des clients (51%) ne paient que 38 DH TTC et consomment moins de 6 m3/mois (tranche 1). «Certains ont même vu leurs factures s’alléger du fait de l’élargissement de la 2e tranche», poursuit Guasmi. Il n’en reste pas moins que l’effet de la hausse des tarifs ne s’est pas fait ressentir uniquement sur les clients, mais aussi sur les comptes du délégataire.

En effet,  au terme de l’année 2017, la Lyonnaise des Eaux de Casablanca (Lydec) a réalisé un résultat net de 200 millions de DH, en progression de 25% par rapport à l’exercice précédent, selon les résultats financiers rendus publics récemment par la société cotée. Son chiffre d’affaires s’élève à près de 7,22 milliards de DH, en hausse de 1,7% par rapport à 2016.

Cette évolution intègre, selon Lydec, l’effet prix de vente électricité (+143 millions de DH), résultant de la répercussion de la 4e augmentation du prix d’achat décidée dans le contrat-programme de l’ONEE, sans impact sur la marge de distribution.

Grâce principalement à la bonne tenue des ventes aux clients particuliers (+3,2%), les écoulements de l’eau progressent de 2,9%, précise le délégataire. Il note un maintien du rendement à 76,6%, dans un contexte d’augmentation des fuites causées par les intempéries du début et fin d’année 2017.

Parmi les principaux faits marquants de l’année, Lydec met en avant notamment l’ouverture de deux nouvelles agences au quartier Errahma et à Sidi Bernoussi en plus d’un nouvel espace multiservices, dédié à l’accueil des clients industriels, des administrations de Casablanca et des lotisseurs et aménageurs.

Simulations

Pour une consommation en électricité de 124 kWh/mois, le mode appliqué est la facturation progressive (car le seuil de 150 kWh n’est pas atteint). Ainsi, 100 kWh sont facturés en 1re tranche et 24 kWh en 2e tranche.
Pour une consommation en électricité de 190 kWh/mois, le mode appliqué est celui de la facturation sélective (puisque le seuil de 150 kWh est dépassé). La totalité de la consommation est donc facturée au tarif de la tranche dans laquelle elle se situe, à savoir la 3e tranche. Pour une consommation en eau potable de 8 m³/mois, le mode appliqué est celui de la facturation progressive (car le seuil de 12 m³ n’est pas atteint). Ainsi, 6 m³ sont facturés en 1re tranche et 2 m³ en 2e tranche. Pour une consommation en eau potable de 13 m³/mois, le mode appliqué est la facturation sélective (puisque le seuil de 12 m³ est dépassé). La totalité de la consommation est donc facturée au tarif de la tranche dans laquelle elle se situe, à savoir la 3e tranche.

 

 

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