Entreprises

Crédit du Maroc met le cap sur le Corporate

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5214 Le 21/02/2018 | Partager
Les secteurs de l’automobile, l’agroalimentaire, les énergies renouvelables ciblés
Amélioration du RNPG de 18% à fin 2017
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Malgré des réalisations en forte progression (RNPG de 365 millions de DH à fin 2017, en hausse de plus de 18% comparé à 2016), le management de Crédit du Maroc compte proposer un dividende de 7 DH/action, contre 10 DH l’année passée

Pour 2018, Crédit du Maroc compte se focaliser sur le segment Entreprise (Corporate). «Nous avons identifié des créneaux sur lesquels nous pouvons avoir une plus forte contribution: l’écosystème automobile, l’agroalimentaire, les énergies renouvelables ou encore les multinationales», précise Baldoméro Valverde, président du directoire de Crédit du Maroc (CDM).

La filiale marocaine de Crédit Agricole France compte faire jouer les synergies au sein du groupe pour renforcer son efficacité sur le marché marocain et sur des métiers en plein développement. Pour atteindre ses objectifs, CDM va mettre en place une nouvelle organisation de sa direction Corporate Banking.

La banque peut compter sur les ressources générées par les bonnes performances commerciales et financières réalisées au terme de 2017. «Nos résultats de 2017 sont très satisfaisants», soutient Baldoméro Valverde. Sur le plan financier, le résultat net part du groupe s’est amélioré de 18%. A fin 2017, le RNPG de la banque ressort à 365 millions de DH. Cette performance est une résultante de la baisse de 17,6% du coût du risque, par rapport à fin décembre 2016.

Au terme de 2017, l’établissement financier enregistre un coût du risque de 412,1 millions de DH. Cette baisse révèle une amélioration du profil risque de la banque et ses efforts en matière d’optimisation du recouvrement. CDM affiche un taux de couverture des créances en souffrance à 85,9% à fin 2017, l’un des meilleurs taux sur le marché.

«Nous évoluons à contre-sens du marché qui voit son taux de sinistralité augmenter (environ 7,5% à fin 2017). Avec un écart de 6 points de base, nous disposons encore de marges de baisses sur le coût du risque pour les années à venir. Notre niveau normatif n’est pas encore atteint», précise Karim Diouri, directeur général adjoint Finances groupe.

La bonne performance réalisée en 2017 s’explique aussi par la dynamique commerciale avec des offres compétitives. Sur le plan commercial, «nous sommes au rendez-vous des priorités que nous nous étions fixées en 2017, notamment sur les crédits à la consommation et l’habitat. Nos parts de marché ont fortement augmenté. Pareil pour notre production», commente le management. La collecte globale d’épargne de la banque s’accroît de 5,6% à 48,6 milliards de DH.

Les crédits à l’habitat ont progressé de 7,2%. Les solutions à la consommation ont grimpé de 15,7%. Les parts de marché de l’établissement financier atteignent 6,5% sur le crédit à l’habitat et 6,4% sur le crédit à la consommation, à fin 2017.

L’établissement financier compte, par ailleurs, monter en puissance sur l’activité banque privée, dédiée à une clientèle haut de gamme. L’activité participative sous la marque Arreda est «opérationnelle». La banque compte la déployer en mars prochain.

 

 

 

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