Analyse

Energies renouvelables: Le plan d’accélération de l’écosystème Masen

Par Amin RBOUB | Edition N°:5213 Le 20/02/2018 | Partager
Les prochaines centrales en mode turbo
Solaire, éolien, hydraulique: les enjeux de la complémentarité
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Le temps presse chez Masen. Il ne reste plus que 1 an et 9 mois pour que Moroccan Agency for Sustainable Energy puisse atteindre les objectifs escomptés: 42% du mix énergétique d’origine renouvelable à l’horizon 2020. A terme, il va falloir monter à 52% (horizon 2030).

«Tous les objectifs escomptés en termes de production de l’énergie renouvelable seront non seulement atteints, mais dépassés en 2020», rassure Mustapha Bakkoury, président du directoire de Masen. Pour y arriver, la super-agence des EnR compte monter en régime et faire jouer plusieurs leviers d’accélération tout en optimisant l’approche transversale.

La phase actuelle correspond à 34% des capacités installées. A cet effet, l’année 2018, période charnière, consiste à matérialiser l’accélération des chantiers livrables. Une série de sites et de centrales est programmée cette année que ce soit dans le solaire, l’éolien ou encore l’hydraulique. L’objectif est d’arriver à une capacité de 2.000 MW dans le solaire en 2020.

Pareil pour la capacité éolienne qui devra monter à 2.000 MW. Pour sa part, la capacité hydraulique installée à l’horizon 2020 devra permettre un minimum de 2.000 MW. «L’enjeu est de réussir cette phase de transition en assurant un déploiement rapide et à moindres coûts», soutient Mustapha Bakkoury. Les centrales du plan Noor sont la pièce maîtresse de ce déploiement.

Après l’inauguration du site d’Ouarzazate en février 2016, les radars sont désormais braqués sur Noor II. Doté d’une capacité de 200 MW, Noor Ouarzazate II est dans les starting-blocks. Il sera inauguré dans quelques semaines. Probablement fin mars, pour une mise en exploitation fin avril. S’ensuivra Noor III avec une capacité de 150 MW. Ce site sera de la même famille que Noor I et II mais avec une technologie différente (celle de la tour).

Il sera livrable dès l’automne 2018. Il devra assurer une meilleure performance avec une capacité de stockage d’électricité supérieure à Noor 2. Pour la 4e centrale du plan Noor, elle sera livrée vers mai-juin. Ce site recourt à une autre technologie que le CSP: le photovoltaïque (PV).

D’autres centrales sont programmées à Laâyoune et Boujdour, pour une capacité installée respective de 85 et 20 MW. Au nord-est de Midelt, près de 3.000 ha sont consacrés aux technologies CSP et photovoltaïques. Là, l’objectif de Masen est de développer une ou plusieurs centrales hybrides (CSP/PV) avec une capacité installée de 400 MW par centrale au minimum.
Etat d’avancement et capacités installées des 3 ressources:

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■ Solaire
Masen soutient le développement d’un écosystème solaire marocain intégré et compétitif, activé par le déploiement des centrales solaires Noor à travers l’ensemble des régions du Maroc. Le plan Noor vise le développement d’une capacité de 2.000 MW d’ici 2020. Ses projets génèreront des investissements de plus de 9 milliards de dollars à l’horizon 2020. Dans 2 ans, le solaire permettra une économie d’émissions de gaz à effet de serre de 3,7 millions de t CO2. Actuellement, la capacité est autour de 180 MW. A fin 2018, elle passera à 827 MW.

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■ Eolien
Les parcs éoliens de production d’électricité sont généralement implantés le long des côtes du Royaume. L’objectif consiste à atteindre une capacité de 2.000 MW en 2020. Le plan éolien national (7 parcs au total, actuellement) permettra d’économiser annuellement 1,5 million de TEP, soit 5,6 millions de t CO2 à l’horizon 2020. Masen, enfin, est en charge de développer toute autre énergie renouvelable qui s’avérerait pertinente pour le pays. Y compris des projets privés. Actuellement, la capacité installée est autour de 887 MW. Elle devra arriver à 1.207 à fin 2018.

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■ Hydraulique
L’ambition de Masen s’inscrit dans la dynamique d’exploitation des barrages dont la construction a été initiée dans les années 1960. Plus de 40 barrages, sur les 148 que compte le Maroc, ont été construits ces 15 dernières années. La contribution de l’hydroélectricité (la capacité actuellement installée est de 1.770 MW) devrait continuer à croître pour atteindre au moins 2.000 MW à l’horizon 2020. Actuellement, les capacités installées dans l’hydraulique sont autour de 1.769 MW. D’ici la fin de l’année, elles passeront à quelque 1.780.

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