Régions

Berkane: Vers une gestion participative des eaux souterraines

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5211 Le 16/02/2018 | Partager
Optimisation, rationalisation, économie… principales actions
Nécessité d’un contrat de nappe concerté et respecté par tous
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Le potentiel global des ressources en eau est de 1.730 Mm3/an, dont 81% localisés au niveau du bassin versant de la Moulouya

Economiser l’eau, assurer des ressources hydriques de qualité... Des questions qui se posent avec acuité dans l’Oriental et auxquelles professionnels et experts réunis tentent de trouver des solutions pérennes.

De concert, l’Agence du bassin hydraulique de la Moulouya (ABHM), les utilisateurs, la Chambre et les associations d’agriculteurs, les communes concernées, l’ONEE et le département de tutelle cherchent à mettre en place une gestion efficiente et durable de la nappe qui alimente plus de 18.000 hectares réservés aux agrumes, maraîchage, vignes et oliviers. Elle est également en mesure d’assurer 50 millions de m3/an, mais n’est exploitée qu’à hauteur de 20 millions de m3/an.

L’atelier autour duquel toutes ces parties étaient réunies a aussi permis de prendre connaissance des recommandations d’une étude réalisée pour sensibiliser les usagers, et aboutir à un plan d’action pour optimiser l’exploitation de cette eau», souligne Boubker El Houadi, directeur de l’ABHM. L’objectif final de ce processus est la protection et la bonne gestion des eaux souterraines de Trifa à travers un contrat de nappe concerté et ratifié par les différents acteurs.

La plaine de Trifa présente un intérêt capital dans le développement socioéconomique de l’Oriental. Elle abrite un périmètre de la grande hydraulique, dont «l’importance et la mise en valeur ont connu un saut avec la création du pôle agroalimentaire de Berkane. Les ressources en eaux souterraines y sont exploitées comme appui pour satisfaire la demande en eau agricole», ajoute El Houadi. 

La mobilisation de la ressource est tributaire de la prospection de nouveaux points d’eau, le suivi et assistance techniques des travaux de forage, la mobilisation des eaux non conventionnelles, le dessalement des eaux de mer, la réutilisation des eaux usées et la déminéralisation des eaux saumâtres.

Quant à la mobilisation des eaux superficielles au niveau de l’ABHM, elle passe par l’identification de nouveaux sites potentiels de barrages collinaires et la réalisation des études de faisabilité, la gestion et la maintenance des barrages existants avec réalisation de digues de protection contre les inondations.

En parallèle, l’ABHM mène des actions relatives à la modernisation des systèmes de gestion et de surveillance des ressources en eau et l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de l’hydrologie et l’évaluation.

C’est le cas pour l’implantation de stations climatologiques automatiques dotées de systèmes de télétransmission avec des dataloggers (enregistreurs) pour le suivi instantané du niveau piézométrique des nappes du bassin de la Moulouya. Des stations hydrologiques assurent, par ailleurs, le suivi instantané des hauteurs d’eau du réseau hydrographique de la zone d’action.

De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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