Régions

Casablanca: Le plan d’action communal enfin adopté

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5210 Le 15/02/2018 | Partager
52,7 milliards de DH pour la période 2016-2022
30% des projets déjà prévus par le plan de développement
La gare Ouled Ziane sera gérée par Casa-Transports
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Le volet infrastructures/équité territoriale s’accapare la part du lion en termes de budget et de nombre de projets programmés d’ici 2022

C’est officiel. La gestion de la gare routière Ouled Ziane est confiée à Casa-Transports. Ce point qui figurait à l’ordre du jour de la 2e partie de la session de février a été adopté à l’unanimité, mercredi 14 février. Une convention liant la ville à la SDL en charge de la mobilité stipule que celle-ci devra préparer la future gestion de la gare après le départ de l’actuel délégataire à la fin de son contrat (en septembre prochain).

«Nous allons bientôt lancer une étude afin d’établir un plan d’actions global pour sa mise à niveau», explique Youssef Draiss, DG de Casa-Transports. A la lumière des résultats de cette étude, un scénario de gestion de l’unique gare routière de Casablanca sera retenu (gestion directe, via une SDL dédiée ou en mode gestion déléguée). L’étude décidera également s’il faut une seule gare routière ou plusieurs afin de couvrir les besoins d’une métropole comme Casablanca.

L’adoption du plan d’action communal (PAC) était également l’un des points culminants de cette session. Ce document a certes obtenu la majorité de 84 voix, mais une dizaine d’élus (PAM et Istiqlal) se sont prononcés contre (cf. édition du 13 février 2018).

Cette feuille de route, qui a nécessité deux ans et demi de travail, se décline en 30 programmes et 184 projets pour un budget global de 52,7 milliards de DH. «Près de 30% des projets listés par le PAC sont déjà engagés», reconnaît Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la ville.

En effet, 57 projets sont en cours de réalisation dans le cadre du plan de développement du Grand Casablanca (PDGC). Le reste, soit 127 projets, nécessitera un engagement de l’ordre de 3,3 milliards de DH de la part de la commune urbaine de Casablanca, sans compter les autres parties prenantes (comme la région, la DGCL…).

«L’élaboration de cette feuille de route, dont le coût s’élève à 192.000 DH, est intervenue suite à une série de concertations avec toutes les parties  prenantes dont la société civile, les élus, la presse…», souligne El Omari. Au total, près de 3.000 participants ont pris part à ce processus qui a duré plusieurs mois.

«Il s’agit en fait d’une banque de projets dans laquelle on va puiser d’ici la fin du mandat», explique le maire. Pour le financement, le maire table sur une amélioration des recettes de l’ordre de 73% (à l’horizon 2022) par rapport à l’année 2015. Un pari difficile à tenir, selon des élus de l’opposition. 

Les élus ont également voté à l’unanimité une convention liant la commune urbaine à la Société nationale du transport et de la logistique (SNTL). Cette convention porte sur le lancement d’une zone de services mécaniques. Ce projet, initié en 2016, consiste à lancer un centre logistique périurbain à Mly Rachid.

Il s’agit d’un «village auto» (une sorte de smart city automobile) qui sera axé sur les métiers de l’automobile. Il devra accueillir les revendeurs de pièces de rechange qui exercent leur activité au centre-ville (notamment à Derb Omar, rue Khouribga…).

Le projet, dont le coût à 80 millions de DH, s’est heurté à la résistance des élus de l’arrondissement qui refusent de donner leur aval à la cession du foncier, destiné à abriter des terrains de proximité. Il s’agit d’un terrain d’une superficie de 6 hectares que l’arrondissement Moulay Rachid louera à la SNTL moyennant un loyer mensuel de 100.000 DH sur une durée de 30 ans renouvelables.

 

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