International

Procès de Salah Abdeslam à Bruxelles

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5203 Le 06/02/2018 | Partager
C’est le suspect-clé des attentats du 13 novembre à Paris
20 ans de prison requis

Le palais de justice de Bruxelles où se déroule le procès de Salah Abdeslam est entouré de mesures de sécurité exceptionnelles. Une même peine de 20 ans de prison assortie d’une période de sûreté des deux tiers a été requise, lundi 5 février, à Bruxelles à l’encontre de Salah Abdeslam et du complice de sa fuite, Sofiane Ayari, accusé comme lui d’avoir tiré sur des policiers en mars 2016. 

Il s’agit de la peine maximale prévue devant le tribunal correctionnel pour tentative d’assassinat de policiers, a précisé dans son réquisitoire la représentante du parquet fédéral Kathleen Grosjean cité par l’agence AFP qui rapporte les faits. Des sources judiciaires avaient précédemment estimé que cette peine pouvait atteindre 40 ans.Avant d’adopter le silence, Salah Abdeslam s’est livré une seule fois, en mars 2016. Et le récit est long.

Il a affirmé aux enquêteurs belges avoir «renoncé à se faire exploser le 13 novembre 2015 et tentant de minimiser son rôle dans la cellule terroriste». Face à la police fédérale belge, il «minimise son rôle et rejette la responsabilité sur son frère Brahim et son ami d’enfance, Abdelhamid Abaaoud, qu’il désigne comme le responsable des attentats». «Je le sais de mon frère Brahim», affirme-t-il.

Celui qu’on présentait déjà comme un des logisticiens de la cellule reconnaît juste avoir «loué des voitures ainsi que des hôtels (...) à la demande de son frère, un des kamikazes du 13 novembre». Ce soir là, Salah Abdeslam devait se rendre au Stade de France avec trois autres kamikazes pour se faire exploser. «J’ai renoncé lorsque j’ai stationné le véhicule. J’ai déposé mes trois passagers, puis j’ai redémarré…». Il sera ensuite récupéré au sud de Paris par deux amis de Belgique appelés à la rescousse.

De retour en Belgique, il se cache à Bruxelles chez Mohamed Belkaid, tué le 15 mars dans la fusillade de Forest (Belgique) qui vaut à Abdeslam de comparaître à Bruxelles. Belkaid «n’était pas content de me voir revenir (...) je lui ai expliqué que je ne pouvais pas me faire sauter», affirme-t-il.

La ceinture constitue l’une des énigmes du dossier du 13 novembre instruit à Paris. Les enquêteurs ont exhumé un texte attribué à Salah Abdeslam, où ce dernier assure avoir voulu actionner cette ceinture mais sans y parvenir à cause d’un «défaut».

L’audience reprendra jeudi

Le procès a été suspendu jusqu’au jeudi 8 février. L’accélération de la procédure s’explique en partie par le refus de Salah Abdeslam de répondre aux questions.

 

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