Société

Marrakech: «The Voice» à la marocaine

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5197 Le 29/01/2018 | Partager
Un concours de chanson francophone pour fin mars
Des qualifications organisées dans 10 villes
8 concerts au programme
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Maroc Folies est le premier concours de chanson francophone organisé à Marrakech du 29 mars au 1er avril prochain par l’Institut français (Ph. PB)

Le président du jury de la grande finale s’appelle Bruno Berbères, le directeur artistique de The Voice France. Le parrain n’est autre que Yann’Sine, un jeune Marocain qui avait fait sensation dans l’émission en 2015. Voici les légitimes invités du premier concours de chanson francophone, Maroc Folies, prévu à Marrakech du 29 mars au 1er avril prochain.

Organisé par l’Institut français (IFM) et ses partenaires Marock Jeunes et l’AMEF, la communauté des enseignants de français, l’événement s’apprête à partir à la recherche de perles rares. De Tétouan à Agadir, 10 villes marocaines abritent les qualifications, comme Marrakech le 3 mars. Suivant 4 catégories d’âge, les concurrents ont entre 10 et 25 ans. Le choix du morceau leur est alors laissé, à condition bien sûr qu’il soit en langue française.

«Les membres du jury sont à la fois des professionnels de la musique et des professeurs de français qui vont pouvoir juger le choix du texte et la maîtrise de la langue. Nous voulons faire le lien entre l’art et la promotion de la francophonie», explique Christophe Pomez, directeur de l’IFM. Une fois que chaque finaliste de chaque catégorie dans chacune des villes est trouvé, tout le monde est attendu dans la ville ocre pour la grande finale.

A leur côté, des artistes, variés en genres et en accents, sont également de la fête pour 8 concerts au programme sur la scène en plein air de l’institut. En ouverture, la chanteuse et musicienne québécoise Klô Pelgag, suivie des Gens’Bon’Beur, une dynamique bande de franco-marocains, qui viennent chanter au Maroc pour la première fois. D’autres origines pour d’autres résonances avec Mehdi Krüger d’Allemagne et d’Algérie, dont l’identité fait figure de carrefour entre le nord et le sud.

«Une très belle découverte», confie Pomez. Si Yann’Sine s’empare de la soirée de clôture, tout comme Alexonor, un Belge originaire du Congo venu chanter Brel, samedi soir réserve un voyage dans le patrimoine de la chanson française. Le public peut également découvrir Témé Tan et ses mixes entre percussions africaines, chansons poétiques et bricolages électroniques, ou Soufiane Rahel, dit K-Meha, un lycéen de Rabat pour la touche «nouvelle génération». 

Une semaine très musicale et ludique puisque des ateliers de formation pour apprendre à écrire des chansons, entre autres thématiques, sont offerts aux finalistes. Le vivier de professeurs de français étant important pour l’occasion, il est aussi question de les sensibiliser à l’apprentissage de la langue en classe par le chant et la vidéo. Enfin, pour que tout le monde comprenne le sens des textes, les concerts sont surtitrés en français et en arabe.

 

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