Société

Explosifs et feux d’artifice: Le gouvernement veut sévir

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5189 Le 17/01/2018 | Partager
Un projet de loi pour verrouiller le circuit de la production ou l’importation jusqu’à l’utilisation
Une commission nationale et des comités provinciaux superviseront le contrôle
explosifs-feux-dartifices-089.jpg

Le projet de loi, actuellement en examen au Parlement, veut interdire la fabrication et l’importation de certains types de feux d’artifice. Ceux explicitement autorisés, devront être maniés exclusivement par des personnes ayant les compétences requises et titulaires d’une carte délivrée par les autorités (Ph. Bziouat)

C’est l’un des dossiers qui préoccupe les services de sécurité. Le vol ou la fabrication d’explosifs par des terroristes ou l’utilisation de feux d’artifice dans le cadre de festivités peuvent conduire à de véritables catastrophes. Aujourd’hui, le gouvernement veut verrouiller le circuit de production, de commercialisation et d’utilisation de ces produits dangereux. Un projet de loi sur ce sujet est actuellement en examen au Parlement.

Ce texte établit une définition de toutes les catégories d’explosifs à usage civil, des feux d’artifice et des équipements contenant des matières pyrotechniques. Ce projet de loi dresse une liste de conditions à respecter par les fabricants, les importateurs ou les utilisateurs de ces produits. Une série d’autorisations sont prévues notamment pour la production de ces matières, leur stockage dans des entrepôts avec des caractéristiques spécifiques.

Une commission nationale des explosifs et des comités provinciaux seront mis en place pour chapeauter le contrôle de ce processus. Les professionnels seront aussi obligés de tenir des registres dans lesquels figurent les quantités des matières qui entrent ou sortent de l’usine de fabrication ou du dépôt de stockage.

Ces matières, utilisées généralement dans le forage des mines ou dans le cadre de la navigation ferroviaire, dans la sécurité des aéroports et des ports, peuvent être détournées de leur usage originel. Le démantèlement de cellules terroristes par le BCIJ se soldait souvent par la découverte de matières premières pour la fabrication d’engins explosifs.

Ce nouveau projet de loi ambitionne de verrouiller le processus d’acquisition, d’acheminement et l’utilisation de ces matières. Seules les personnes disposant d’une usine de fabrication ou un entrepôt de stockage homologué ont le droit d’acquérir ces matières premières. Des dispositifs sécuritaires sont aussi prévus par ce texte pour protéger ces installations.

Ce projet de loi veut également en finir avec le laisser-aller qui avait marqué, pendant des années, l’importation et la commercialisation de certains produits, notamment les feux d’artifice et les pétards, qui ont fait plusieurs victimes. Aujourd’hui, ce texte interdit l’importation, la fabrication ou la commercialisation des feux d’artifice de catégorie 1.

Il s’agit de produits «constituant une menace insignifiante, avec un faible niveau sonore, utilisés généralement en milieux clos, dans les zones résidentielles», selon l’article 46. Deux autres catégories de ces feux d’artifice seront autorisées. Mais leur maniement doit se limiter aux personnes ayant les compétences requises dans ce domaine, titulaires d’une carte de contrôle d’explosifs, comme cela est prévu par l’article 46. Il s’agit des produits dont le danger est faible ou moyen, utilisés dans des espaces ouverts, dont le niveau sonore ne constitue aucune menace sur la santé des citoyens.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc