Competences & rh

Enseignement supérieur: Khalid Samadi partage son plan d’action 2017-2021

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5188 Le 16/01/2018 | Partager
77 millions de DH pour l’équipement des établissements cette année
700 postes budgétaires pour 2018, et environ 300 doctorants contractuels
Peu de mesures pour la recherche scientifique
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La tournée de Khalid Samadi dans les universités lui a permis de se rapprocher davantage de leurs contraintes. Plusieurs ont déjà fait parvenir au Secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique des recommandations pour la réforme du système (Ph. Bziouat)

Fin de périple pour Khalid Samadi, Secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur. C’est à Rabat qu’il a achevé la semaine dernière sa tournée dans les universités. Pour sa dernière escale, à l’université Mohammed V de Rabat (UM5R), Samadi a présenté le plan d’action de son département pour la période 2017-2021.

La plus grande part des budgets des universités est consacrée à la couverture des dépenses du personnel et au soutien social des étudiants, ce qui anéantit l’effort d’investissement. Pour pallier cette situation, une enveloppe exceptionnelle de 77 millions de DH sera mobilisée cette année. Elle sera notamment dédiée à l’équipement des établissements, y compris les laboratoires, mais aussi à l’amélioration des conditions d’accueil des étudiants dans les cités universitaires.

Cependant, cela suffira-t-il à accompagner l’augmentation, cette année, de 20% du nombre d’étudiants des établissements à accès limité. A la prochaine rentrée, les effectifs devront croître de 30%. En ce qui concerne le volet ressources humaines, le nombre de nouveaux postes au titre de l’année 2018 atteindra 700. Les universités  pourront, également,  recourir, en cas de besoin, aux professeurs mis à disposition (400 postes).

Elles pourront, aussi, continuer à engager des doctorants contractuels, avec une moyenne d’au moins 300 par an. Néanmoins, en matière de recherche scientifique, la présentation de Samadi est restée généraliste, n’apportant pas de mesures concrètes pour relancer ce secteur qui revêt une grande importance pour le développement du pays.

Samadi a, par ailleurs, tenu à faire le point sur les contraintes qui handicapent le secteur. Parmi elles, le manque de moyens humains et financiers, permettant à l’université de répondre à la demande de formation qui ne cesse d’augmenter. Durant la période 2011-2017, le nombre d’étudiants des universités a enregistré une croissance de près de 75%, alors que les  places pédagogiques n’ont progressé que de 31%. Le nombre d’enseignants, pour sa part, n’a évolué que de 18%. Le gap est énorme.

L’université de Rabat, par exemple, a accueilli 24.000 nouveaux inscrits, sans que son budget ne soit amélioré. Les postes budgétaires accordés n’arrivent même pas à couvrir 50% de ces départs à la retraite, dont le nombre a dépassé 300 durant les trois dernières années. En outre, la majorité des établissements à accès libre souffrent de sureffectifs. C’est notamment le cas de la faculté de droit de Souissi, qui compte 17.000 étudiants pour une capacité de 7.000 places.

Les annonces du Secrétaire d’Etat coïncident avec le débat autour du projet de loi-cadre relatif à la réforme du système d’enseignement. Un projet déjà examiné en conseil de gouvernement, et qui devrait passer par un conseil des ministres, avant de prendre son chemin vers le Parlement, en vue de son adoption.

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