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Competences & rh

Personal branding: Savez-vous vendre votre image?

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5185 Le 09/01/2018 | Partager
D’abord bien se connaître et se fixer un objectif de carrière
Rester authentique afin d’être crédible
Le networking, une compétence à part entière
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Avec les réseaux sociaux, il devient plus aisé de se créer une image et de la défendre, mais aussi de monter et de gérer des networks. Néanmoins, il est important de faire attention à tous ses faits et gestes dans le monde virtuel. La moindre erreur de communication peut être facilement repérée et rapidement sanctionnée

Vous aurez beau être le meilleur expert de votre domaine, ou collectionner les diplômes les plus prestigieux, si vous ne savez pas vendre votre image, vous risquez de rater votre carrière. Justifier d’un savoir-faire, c’est bien, mais se faire connaître et reconnaître par le marché, c’est encore mieux. Surtout si vous nourrissez de grandes ambitions.

Le personal branding, ou le marketing de l’image, est en ce sens capital. «Cependant, avant toute chose, il faut définir ce à quoi vous prétendez. La démarche change en fonction des objectifs à atteindre», précise Essaïd Bellal, fondateur du cabinet Diorh. Il intervenait récemment dans une conférence autour du sujet, organisée par l’association des alumni de l’Executive MBA de l’Ecole des Ponts et Chaussées Maroc, à Casablanca.

Tout doit démarrer d’une introspection: connaître ses forces et faiblesses, et se fixer un objectif de carrière. Si vous avancer sans réellement connaître vos potentialités et vos défauts, et sans préciser un but à atteindre, vous n’arriverez nulle part. Se faire accompagner par un coach professionnel peut s’avérer utile.

«Une personne peut vous juger à travers différents aspects: votre look, votre voix, votre langage corporel… et même le style de vos emails», fait remarquer Malgorzata Saâdani, coach internationale (certifiée ICC). Ce que vous likez sur les réseaux sociaux, vos posts et la qualité de vos contacts peuvent aussi être révélateurs de qui vous êtes. Mieux vaut donc faire attention à vos activités sur le virtuel.

«Il est important de présenter un bel emballage et, surtout, un bon contenu. Cela dit, il faut rester authentique, car c’est ce qui garantira votre crédibilité», insiste Saâdani. Se mettre en valeur, oui, mais en restant soi-même. Pas question de tomber dans la vantardise ou l’exagération. Cette erreur peut vous être fatale.

Figurer parmi les «top of mind»

Il existe différentes manières de marketer son image. Se prendre une photo professionnelle avec une posture bien choisie, faire du storytelling autour de son expérience professionnelle, agrémenté par des anecdotes ou des aventures, s’entraîner à prononcer un pitch rapide pour se présenter, créer et animer des pages ou des groupes sur les réseaux sociaux, y mettre en avant ses compétences et success stories… et surtout, networker.

«Le networking est une compétence à part entière. Malheureusement, beaucoup n’osent pas s’y adonner, par crainte d’être mal perçus», relève Zakaria Rbii, président de l’Association nationale des gestionnaires et formateurs des ressources humaines (Agef), également vice-président RH de Centrale Danone. «Les profils que l’on retrouve dans la liste des top of mind sont ceux qui ont su être visibles, à la fois dans leur entreprise et à l’extérieur de leur organisation», poursuit-il.

Participer à des cocktails et conférences, aller à la rencontre des autres et entretenir et enrichir en permanence son réseau professionnel sont essentiels. «Il s’agit d’un travail professionnel pour se faire connaître et rencontrer des décideurs. S’en priver reviendrait à limiter sa progression», souligne Rbii.

Néanmoins, les résultats de vos efforts ne peuvent être visibles que sur la durée. Il convient donc de se montrer persévérant, faire preuve de patience, tout en restant à l’écoute du marché.

Sortir de sa zone de confort

«10% du développement du potentiel d’une personne relèvent de la formation académique, 20% du travail sur soi, du coaching et du mentoring, et 70% du on job development», relève Zakaria Rbii. Se lancer le défi d’assumer de nouvelles fonctions ou d’appréhender de nouvelles compétences, tout en se formant en permanence, peut s’avérer très enrichissant. «En sortant de votre zone de confort, vous apprenez énormément et vous maximisez vos opportunités. En termes de personal branding, cela pèse lourd dans un CV. C’est le cas, par exemple, de ceux qui osent chercher des opportunités en Afrique subsaharienne», explique-t-il. Ceux qui ont cumulé une expérience sur le continent sont aujourd’hui très recherchés. «Malheureusement, les cadres marocains aiment leur confort et attendent que le marché change pour les recevoir!», regrette Essaïd Bellal. Or, pour avancer, il est souvent nécessaire de prendre des risques. Qui ne tente rien n’a rien!

 

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