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Competences & rh

Se coacher pour devenir un «high-po»

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5180 Le 02/01/2018 | Partager
Bien choisir son interlocuteur et exiger un contrat
Manipulation, un risque à ne pas prendre à la légère
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Le coaching est un processus qui s’opère sur la durée. Le coach n’est pas un psy, un formateur ou un conseiller. Son rôle est d’accompagner son coaché dans son environnement et selon son système de valeurs (Ph. DR)

En chacun de nous se cache un potentiel inexploré. S’il n’est pas possible de le découvrir soi-même, mieux vaut faire appel à un expert. «Généralement, le recours à un coach s’opère dans trois types de situations: Lorsqu’on passe par une période de transition difficile, quand on est promu à un poste important, ou simplement parce qu’on a conscience de son potentiel et qu’on a envie de le développer», explique Malgorzata Saadani, coach internationale (certifiée ICC).

Si certains n’ont aucun complexe à confier qu’ils recourent à l’accompagnement d’un professionnel, d’autres préfèrent rester discrets par rapport à leur coaching. Comme il s’agit d’un métier non réglementé, il est important de bien choisir son interlocuteur. Comment reconnaître un bon coach d’un mauvais? «Il n’y a pas de réponse simple. Mais il existe quelques indices sur lesquels il faut être attentif. Un coach professionnel doit, par exemple, présenter un contrat.

Cela donne de la sécurité à la relation. La première rencontre n’est, par ailleurs, pas payante», précise Saadani. Les profils sérieux disposent, en outre, d’une charte de valeurs à respecter. C’est souvent le cas de ceux certifiés par des organismes internationaux reconnus.  Il est, par ailleurs, important de savoir à quoi s’attendre.

Le coaching est différent de la formation, où un transfert de savoir s’opère, du conseil qui apporte des propositions de solution, et de la thérapie, où il faut se pencher sur le passé pour soigner d’anciennes blessures. «Le rôle du coach est d’accompagner son client dans son environnement sur la durée. Nous disons généralement que le coach pose les bonnes questions et que le coaché apporte les bonnes réponses», souligne Saadani.

Attention, également, aux manipulateurs. Certain sont tentés de prendre le pouvoir sur leurs clients. «Les outils de coaching sont extrêmement puissants. Ils agissent sur le psychisme humain. Lorsqu’ils sont mal utilisés, ils peuvent provoquer des dégâts», reconnaît notre coach. En cas de doute, il est conseillé d’arrêter tout de suite la collaboration.

Si votre accompagnateur vous encourage, par exemple, à escalader l’Everest par la seule force de votre volonté, sans vous demander de réfléchir au préalable sur vos potentialités, ou vous préparer physiquement et psychiquement à ce projet, il y a lieu de se poser des questions.

 

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