Primary tabs

International

La Chine assouplit sa fiscalité

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5180 Le 02/01/2018 | Partager
Objectif: Séduire les entreprises étrangères
L’avantage fiscal s’accompagne de strictes conditions
economie_chine_080.jpg

Pour booster son attractivité, la Chine va temporairement exempter les entreprises étrangères d’un impôt sur les bénéfices réinvestis dans le pays. Cette décision intervient peu après l’adoption par le Congrès américain de la réforme fiscale. Celle-ci prévoit notamment une baisse du taux d’imposition des bénéfices des sociétés de 35 à 21%, soit en-deçà du taux de 25% en vigueur en Chine.

De quoi inciter des entreprises américaines à rapatrier certaines activités aux Etats-Unis.
L’assouplissement adopté par Pékin devra générer un meilleur environnement fiscal et encouragera les investisseurs étrangers à poursuivre leurs investissements en Chine. Toutefois, l’avantage fiscal s’accompagne de strictes conditions. Pour être exemptés d’impôt, les bénéfices devront être réinvestis dans des secteurs précis comme l’industrie manufacturière, les services ou la recherche ou dans les régions de l’ouest du pays, en retard de développement.

Outre le renchérissement de la main d’oeuvre et l’essoufflement de la croissance (6,8% en 2017 et 6,5% en 2018, selon les prévisions du FMI), de multiples obstacles tendent à refroidir l’enthousiasme des investisseurs pour la Chine. Les firmes américaines et européennes dénoncent «une réglementation opaque et arbitraire, les restrictions d’investissements dans de nombreux secteurs, les transferts de technologie forcés et un traitement discriminatoire qui donne l’avantage à leurs concurrents chinois».

Soucieux de freiner les fuites de capitaux hors du pays, Pékin continue par ailleurs d’encadrer strictement les mouvements financiers transfrontaliers. Au point de compliquer parfois le rapatriement par les entreprises étrangères de leurs bénéfices réalisés en Chine. Les investissements étrangers dans ce pays, exprimés en dollars, n’ont progressé que de 5,4% sur les onze premiers mois de 2017, à la faveur d’un tardif rebond. Ils se sont affichés en très net recul sur la plus grande partie de l’année, selon le ministère du Commerce.

Selon des données de Bruxelles, les investissements européens en Chine avaient fondu de 23% au premier semestre 2017. Finance, électronique, services juridiques, automobile... Autant de secteurs où l’UE accueille volontiers les capitaux chinois et où Pékin perpétue des restrictions pour les investisseurs étrangers (obligation de s’associer en joint-venture avec un partenaire local ou interdiction pure et simple).

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc