Rétrospective 2017

Les régions poursuivent leur effervescence

Par L'Economiste | Edition N°:5179 Le 29/12/2017 | Partager

■ Casablanca: SDL ou gestion déléguée, quelle gouvernance?

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Départ de Sita, audit de M’Dina Bus, Lydec dans le collimateur … l’année 2017 n’a pas été de tout repos pour les délégataires des services de propreté, distribution et transport public de la ville de Casablanca. La filiale de Sita, en charge de la propreté, a jeté l’éponge jugeant le contrat «non rentable». Celui-ci a été résilié d’un commun accord entre le délégataire et l’autorité délégante après plusieurs mois de négociation. Pour sa part, Lydec fait l’objet d’un long processus de révision du contrat, M’dina Bus a subi un audit du cabinet KPMG, dont les résultats ne sont pas encore dévoilés. Est-ce le début de la fin du modèle de gestion déléguée à Casablanca?
Les autorités locales penchent de plus en plus vers la gestion via sociétés de développement local (SDL). Au bout de 3 ans d’existence, celles-ci élargissent peu à peu leur périmètre d’action. C’est le cas notamment de Casa-Prestation qui supervise la collecte des ordures après le départ de Sita. Cette SDL gère également les abattoirs et le marché de gros des fruits et légumes avec plus ou moins de succès.
D’autres s’en sortent plutôt bien comme Casa-Transports et Casa-Aménagements. La première a pratiquement achevé les travaux sur la plateforme de la 2e ligne avant les délais impartis. La seconde pilote les plus gros chantiers structurants de la ville, bien que le manque de ressources financières bloque de temps à autre l’avancée des travaux sur le terrain. Résultat : plusieurs projets qui devaient être livrés en 2017, ne le seront finalement qu’en 2018. Heureusement, les fonds prêtés par la Banque mondiale (200 millions de dollars) pour le financement du plan de développement du grand Casablanca (PDGC) sauveront la mise.
Aujourd’hui, le conseil de la ville cède de nouvelles prérogatives aux SDL existantes et envisage même d’en lancer d’autres pour gérer d’autres secteurs. Chaque session est l’occasion de transférer de nouvelles missions aux SDL, au grand dam des élus de l’opposition qui y voit un dénigrement de leurs compétences.
Parallèlement, le plan d’action communal peine encore à voir le jour. Sa mouture définitive devra être adoptée en février 2018, s’il ne subit le sort réservé au projet d’arrêté municipal relatif à l’hygiène dont le vote a été reporté 3 fois. Les agents de la police administrative, qui devront veiller à son application, ne sont toujours pas déployés. Ils devront verbaliser les contrevenants en matière d’hygiène, d’urbanisme et d’occupation du domaine public.
A. E.

                                                              

■ Tourisme: Une année exceptionnelle pour Marrakech

C’est une année de reprise sur le plan touristique pour Marrakech. La ville qui a capitalisé sur ses grands évènements (Cop22) a réussi ainsi à remonter la pente. Elle se positionne désormais sur les créneaux du shopping et de la santé. Une ville médicale est déjà sortie de terre alors qu’une autre est en cours de construction. En attendant, et avec des taux de croissance à deux chiffres d’arrivées et de nuitées (18%) lors des 10 premiers mois de 2017, la ville est partie pour réaliser une fin d’année quasi-historique en termes de fréquentation hôtelière. Cette tendance se poursuivra pour l’année 2018, prédisent certains professionnels. A fin octobre, la destination locomotive du tourisme marocain a accueilli plus de 1,5 million de touristes qui ont réalisé quelque 5 millions de nuitées.
B. B.

                                                              

■ Une ville de musées

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Marrakech célèbre ses musées. A commencer par celui de l’eau. C’est un musée nouvelle génération, pionnier au Maroc et en Afrique, qui donne la part belle aux nouvelles technologies pour raconter en trois langues -arabe, français et anglais- l’histoire de l’eau au Maroc. Cette nouvelle structure a été réalisée par le ministère des Habous qui a participé à la gestion de la ressource hydrique de plusieurs grandes villes alimentées en eau potable grâce à des sources et puits lui appartenant. Et puis, le très médiatisé musée Yves Saint Laurent qui se veut «un hommage à la ville découverte par le créateur dès 1966 et où il séjourna régulièrement». Edifié sur 4.000 m² et conçu par les architectes Karl Fournier et Olivier Marty du cabinet français Studio KO et dédié aux œuvres du créateur. Tout au long de l’année, on y retrouvera les 5.000 vêtements, 15.000 accessoires de haute couture et des dizaines de milliers d’ébauches et autres articles toujours archivés à Paris.
B. B.

                                                              

■ Aérien: Agadir se connecte au monde!

Décloisonnement de l’aérien à Agadir. Le Chef-lieu du Souss est désormais rattaché à sept villes européennes: Dublin, Manchester, Toulouse, Cologne, Munich, Stockholm et Copenhague, pour seulement 70 euros TTC l’aller simple. Ces 14 nouvelles fréquences hebdomadaires mises en place par Air Arabia Maroc en octobre dernier, vont générer 149.000 sièges additionnels pour la destination Agadir. D’autres compagnies ont aussi renforcé leur desserte. Comme Wizz Air qui relie désormais Agadir à Varsovie par vols directs deux fois par semaine depuis l’été dernier. Le projet de renforcement des routes internes Agadir-Casablanca mené en partenariat avec la RAM et la Région Souss Massa annoncé il y a quelques mois, n’est toutefois toujours pas opérationnel. Sachant qu’il est fortement attendu d’autant plus que le prix annoncé pour un aller simple n’excède pas 500 DH TTC.
 F. N.

                                                              

■ Agadir attend sa station de dessalement

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Le projet de production d’eau dessalée mutualisée pour l’usage d’eau potable et d’eau agricole est le fruit de la combinaison de deux projets partenariat public-privé qui va s’étaler sur une durée de 30 ans. Et c’est dans le Souss, grenier du Maroc, que ce premier méga-projet du genre au niveau mondial verra le jour pour un investissement de 3,83 milliards de DH. Etabli au niveau de Chtouka dont la nappe enregistre un déficit hydrique de 60 millions de m3 par an, il permettra à terme de sécuriser l’approvisionnement en eau potable du Grand Agadir et de fournir l’eau pour l’agriculture irriguée à haute valeur ajoutée de la zone de Chtouka sur près de 15.000 ha. La mise en service de cette nouvelle station de dessalement est prévue pour fin 2020.
 F. N.

                                                              

■ Le parc éolien de Midelt en marche

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Le parc éolien de Midelt a été validé fin août par la commission régionale d’investissement de Drâa-Tafilalet. Il sera réalisé dans les communes de Mibladen et Amerssid dans la province de Midelt, avec un investissement de 2,5 milliards de DH, porté par Nareva et le groupe italien Enel Green Power. La technologie et les installations seront assurées par la société allemande «Siemens». Le parc, d’une capacité installée de 150 à 180 MW, devrait être opérationnel début 2019. En plus de ce projet et celui de Noor Ouarzazate, la région de Drâa-Tafilalet abritera la centrale solaire de Midelt, le projet Noor Tafilalet à Erfoud et Zagora et le projet Noor Atlas à Boudnib.
S. B.

                                                              

■ Les drames de Marrakech

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Tout n’a pas été rose en 2017. On se souviendra tous de cette fusillade en plein quartier résidentiel et hôtelier de Marrakech, le 2 novembre dernier. Des tueurs engagés pour éliminer un individu se trouvant sur les lieux, mais qui se sont trompés de cible en tuant un jeune étudiant en 5e année de médecine et blessant gravement une autre étudiante. Un autre drame qui a touché cette fois-ci la région de Marrakech et plus exactement Essaouira. 15 personnes périssent lors de la distribution d’aides alimentaires dans le village de Sidi Boulaalam. La distribution de ces aides avait attiré un nombre important de personnes dans cette localité située à 60 km au nord-est d’Essaouira. Ce drame a remis sur le tapis cette iniquité entre les régions de Marrakech/Safi et mis en exergue les poches de pauvreté que l’on n’arrive pas à percer malgré le nombre d’investissement touristiques que la région attire.
B. B.

                                                              

■ 7 km de plus pour le tramway de Rabat

L’année 2017 a été également marquée par le lancement des travaux d’extension du réseau du tramway Rabat Salé sur une longueur d’environ 7 km. Une extension qui va toucher les deux lignes du réseau, ce qui va permettre de desservir d’autres quartiers aussi bien à Rabat qu’à Salé. Cette extension va contribuer à l’amélioration des conditions du transport d’une partie des habitants de l’agglomération qui affrontent quotidiennement d’énormes problèmes pour se déplacer. Cela à cause notamment de la défaillance de Stareo, société des bus. D’ailleurs, un appel d’offres est déjà lancé pour la sélection d’un nouvel opérateur pour la remplacer. L’ouverture des plis est prévue pour le 4 janvier 2018.
N. E. A.

                                                              

■ Méga plan de développement pour Guelmim Oued Noun

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Le programme de développement de la région de Guelmim-Oued Noun, déclinaison du Nouveau Modèle de développement des provinces du Sud, comprend 250 projets dont le coût global avoisine 10,9 milliards de DH. L’État doit y contribuer à hauteur de 7,3 milliards de DH, le secteur privé et la région financeront respectivement 2,3 milliards de DH et 1,2 milliard de DH. Depuis le lancement du programme en 2015, le budget global des projets réalisés ou en cours de réalisation s'est élevé à 4,551 milliards de DH, soit environ 42% de l'enveloppe budgétaire programmée sur six ans. Le programme de développement comprend l'infrastructure des aéroports, la santé, les installations hydrauliques et de protection contre les inondations, la réhabilitation urbaine, l'assainissement liquide, l'accès à l'eau potable, l'éducation, la formation, l'agriculture, la pêche, le tourisme, la promotion de l'emploi et de l’entrepreneuriat, l'artisanat, l'économie sociale, la conservation du couvert végétal et la lutte contre la désertification.
S. B.

                                                              

■ Une Marina de rêve pour Tanger

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Tanger a troqué cette année ses vieux habits et opté pour une corniche et une marina dignes des meilleures villes balnéaires du sud de l’Europe. La Marina, fin prête n’attendrait qu’une inauguration pour entrer en service. Elle dispose de plusieurs équipements dont des embarcadères et des équipements annexes ainsi que divers points d’animation dont des commerces et des restaurants comme La Table du Marché et Paul. Elle dispose aussi de plusieurs espaces ouverts pour les piétons dont de grandes places ouvertes sur la mer. Elle devra sous peu compter avec une composante résidentielle dont les travaux sont annoncés pour 2018 dont un téléphérique.
A. A.

                                                              

■ Tanger: Les Chinois arrivent

Concrétisation de la zone industrielle chinoise à Tanger. Le projet a été présenté le 20 mars devant le Roi au palais Marchan de Tanger.
La future ville, baptisée “Cité Mohammed VI Tanger Tech”, sera érigée sur 2.000 hectares à Ain Dalia, à quelques kilomètres de Tanger. Elle sera accompagnée par l’installation de 200 compagnies chinoises, opérant dans la fabrication automobile, l’industrie aéronautique, les pièces de rechange d’aviation, l’information électronique, les textiles, la fabrication de machines et d’autres industries. L’investissement total atteindra 10 milliards de dollars à terme avec à la clé la création de 100.000 emplois, selon les promoteurs du projet, la BMCE et le groupe chinois Haite.
A. A.

 

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