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États Généraux de l’Entrepreneuriat Citoyen: Le Maroc hôte de la 1re conférence des leaders mondiaux

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5174 Le 22/12/2017 | Partager
Accélérer la dynamique, répondre aux défis éducatifs, technologiques, de dialogue… les objectifs
Comment des entreprises se placent aux avant-postes de combats sociétaux
Désormais, faire du profit est compatible avec l’intérêt général

Essaouira sera au centre des regards les 23 et 24 mars prochains. Cette ville portuaire marocaine incontournable représente un point de rendez-vous idéal pour ouvrir une réflexion collective sur un phénomène international nouveau: l’émergence de l’entrepreneuriat citoyen. Et c’est à l’initiative d’un Souiri et un de ses fervents ambassadeurs, André Azoulay, que la ville accueille pour la première fois au monde et durant deux jours, les États Généraux de l’Entrepreneuriat Citoyen.

C’est une conférence internationale, placée sous le Haut patronage royal et la présidence de la République française dont le groupe Eco-Médias est partenaire, organisée par Thinkers & Doers, en partenariat avec l’Association Essaouira Mogador et la French Tech. La rencontre réunira 100 leaders issus de différents horizons pour réfléchir aux moyens qui permettront d’accélérer l’action de ces entrepreneurs.

Objectif: élaborer des propositions d’actions concrètes  pour amplifier cette dynamique mondiale et faire émerger auprès des entreprises et des gouvernements des solutions qu’ils pourront intégrer pour répondre aux enjeux de demain. Et ce, en matière d’éducation, de gouvernance citoyenne, de santé, de nouvelles énergies, de culture, de logiques de financement, d’alimentation responsable et de nouvelles technologies.

Des dirigeants de grandes entreprises raconteront comment ils réagissent par rapport aux nouvelles attentes des citoyens, et comment ils placent leurs entreprises aux avant-postes de combats sociétaux. Les jeunes startupers parleront de leur côté de leur vision pour résoudre les problèmes sociétaux (recyclage, silver-economy, intégration des migrants… Les entrepreneurs sont devenus de nouvelles figures du leadership pour qui faire du profit est compatible avec l’intérêt général.

Ils mettent ainsi la performance de leur entreprise et leur capacité d’innovation au service du bien commun. Appelés entrepreneurs citoyens, ces nouveaux leaders sont incarnés par de grands patrons visionnaires, de jeunes startupers ou des anonymes engagés. Ils ont la volonté de créer des ponts entre les pouvoir publics, les ONG et le monde de la finance, pour les faire avancer de concert.

Ils mobilisent leurs collaborateurs autour d’une cause, génèrent des comportements responsables chez leurs clients, et impulsent de bonnes pratiques chez leurs partenaires. Ils inventent des technologies qui transforment le monde, en apportant des solutions positives à l’échelle locale, nationale ou internationale. Au Maroc, la situation de l’entrepreneuriat semble assez paradoxale. Malgré l’intérêt qu’il suscite chez la jeune génération, le dynamisme entrepreneurial a encore du chemin à faire.

Une récente étude sur la dynamique d’entreprendre au Maroc, menée par le cabinet d’experts Global Enterpreneurship Monitor (GEM), a relevé une dynamique «nettement moins intense» par rapport aux pays ayant le même niveau de développement. L’un des principaux problèmes pointés du doigt reste l’influence limitée de l’action de l’Etat en matière de soutien et d’accompagnement. D’ailleurs, un des workshops sera dédié à ce volet. 

Coopération et financement seront aussi au cœur des débats. A l’ère du collaboratif et des Fin Tech, de nouveaux canaux financiers (crowdfunding, mobile banking, monnaie virtuelle…) sont en train de se développer. Est-ce pourtant si facile de faire financer son projet d’entrepreneur citoyen? Le workshop fait état des aides aux financements existantes, et des outils manquants.

Philanthropie, une piste?

Créer de la richesse et la mettre au service de grandes causes de l’humanité, n’est-ce pas aussi cela la raison d’être des entrepreneurs citoyens?  En 2010, des philanthropes comme Warren Buffett, Bill et Melinda Gates ont lancé le mouvement «Giving Pledge» et se sont engagés à redistribuer au moins la moitié de leur grande richesse à des causes. Le programme réunit désormais 57 entrepreneurs multi-milliardaires, et en fait des partenaires incontournables des États, des ONG et des organisations internationales. Avec un budget de près de 5 milliards de dollars, la Fondation Gates est par exemple deux fois plus riche que l’Organisation mondiale de la santé.  Après avoir passé un an à travailler sur des investissements potentiels, les premières subventions de ce fonds devaient être annoncées  fin 2017.

 

 

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