Economie

Automobile: Les pare-buffles désormais interdits

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5170 Le 18/12/2017 | Partager
Les véhicules qui en sont équipés recalés à la visite technique
Une instruction du ministère de l’Equipement

Le ministère du Transport vient d’interdire les pare-buffles qui équipent certains véhicules. Une instruction a été envoyée dans ce sens, vendredi 15 décembre, à l’ensemble des réseaux des centres de visite technique. Les véhicules concernés seront recalés et se verront refuser le procès-verbal de la visite technique.

L’interdiction, qui s’appuie sur la réglementation, a pour objectif de protéger les autres usagers qui en sont dépourvus. «Jusqu’à présent, le lexique officiel que nous utilisons ne prévoit pas les pare-buffles. Il parle plutôt de partie saillantes, mais ces barres n’en font pas partie. Par conséquent, nous n’avions d’autres choix que de les tolérer», explique le propriétaire d’un centre de visite technique.

Les propriétaires d’un véhicule doté de ces barres de protection se verront notifier l’interdiction et proposer de les enlever pour pouvoir effectuer un contrôle technique. S’ils refusent, ils seront orientés vers les services compétents pour accomplir une homologation à titre isolé car le véhicule a subi une transformation fondamentale par rapport à sa forme initialement autorisée. Cette  procédure est universelle: chaque fois qu’un véhicule subit une modification, il doit faire l’objet d’un contrôle de conformité.

Une fois qu’il aura enlevé le pare-buffle, l’automobiliste pourra passer la visite technique. Certains pourraient être tentés de réinstaller cet équipement après avoir obtenu le procès-verbal et de continuer de circuler. Le véhicule sera dans une situation illégale. En cas d’accident causant des dégâts importants à autrui, ils ne seront pas protégés et l’assureur refusera d’indemniser la partie adverse.

Quant au centre de contrôle technique ayant délivré le certificat de conformité, il se trouvera dans une situation blindée pour avoir pris des photos du véhicule. Depuis peu, ces centres ont reçu instruction pour prendre également en photo les ceintures de sécurité.

Certains véhicules sont également pourvus à l’arrière d’un crochet d’attelage. Ces équipements sont également interdits et ne sont pas couverts par l’assurance. Du coup, l’automobiliste fautif devra assumer les dégâts en cas d’accident de la circulation.

Outre les pare-buffles et les crochets de remorquage, certains propriétaires de véhicules s’équipent de vitres teintées. Là encore, les centres de visite technique sont devant un vide juridique. Bien que certains agents de police verbalisent, les centres de contrôle n’ont pas de consignes particulières pour les rejeter.

Normalement, la police, la gendarmerie et les agents de contrôle du ministère de l’Equipement (opérant exclusivement sur les autoroutes) devraient verbaliser tout conducteur dont le véhicule a subi d’importantes modifications. Il s’agit notamment des camions auxquels on a rajouté un réservoir, des triporteurs transformés en camionnettes, des voitures fonctionnant au gaz butane…
Autant de véhicules représentant un grand danger pour les usagers de la route.

La triche aux pneus

Les pneus de certains véhicules sont parfois usés et ne peuvent passer au travers des filets de la visite technique. Pour ne pas être recalés, certains conducteurs louent des pneus neufs et les utilisent le temps de l’inspection technique. Une fois qu’ils ont obtenu le procès-verbal, ils remettent leurs vieux pneus. Ce qui représente un gros risque de glissement ou de crevaison. En raison de la multiplication des accidents, le ministère de l’Equipement et du Transport a adressé une consigne aux centres de visite technique leur demandant de noter dans leur rapport le numéro de série des pneus au moment du contrôle. En cas d’accident, l’enquête portera également sur la vérification des pneus au moment du sinistre.

 

 

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