Politique

Sommet UE-UA/Migration: Le Sud a besoin d’un «plan Marshall»

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5160 Le 04/12/2017 | Partager

Comme en Europe, la gestion des flux migratoires est un défi de taille pour les pays de l’Afrique. «Cette problématique demande une approche commune, concertée et responsable de tous», a soutenu Youssef Amrani, chargé de mission au Cabinet royal, lors de la 3e édition du «Dialogue méditerranéen 2017», qui s’est tenue, vendredi dernier, à Rome.

A ce niveau, les attentes de la région Sud, à l’égard de l’Europe sont fortes. Elle a besoin, selon lui, «d’une nouvelle ingénierie en Méditerranée, de nouvelles réponses, similaire à un plan Marshall pour la région, pour relever les défis collectifs».

Intervenant lors de cette rencontre, organisée par l’Institut italien des études politiques internationales (ISPI) sur le thème «Sécurité partagée et stratégies communes»,  Amrani n’a pas manqué de rappeler les efforts consentis par le Maroc dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, tout en évoquant les importantes réformes que le pays a engagées dans ce domaine.

Le pays a ainsi su conforter «sa position singulière en tant que pays pourvoyeur de paix et de stabilité dans son voisinage euro-méditerranéen». Mais ces initiatives sécuritaires à elles seules restent «insuffisantes» si elles ne s’inscrivent pas dans une approche globale.

Une approche qui, selon Amrani, devrait prendre en considération la lutte contre la radicalisation, la déconstruction des discours djihadistes, la promotion des valeurs culturelles et cultuelles ainsi que la résolution des crises internationales, notamment, au Sahel et dans la région Mena.

Toutefois, une certaine dynamique (comprenant le développement de l’investissement, la création d’activités génératrices de croissance et de richesses, et favorisant le développement équitable) devrait être créée pour la réussite de cette démarche globale. «Les questions de sécurité doivent être une priorité pour nous tous et indissociables de la question du développement économique et social et de la gouvernance, dans l’ensemble de la région», a tenu à rappeler Amrani.

Ainsi, la sécurité et le développement inclusif sont intimement liés et nécessitent une approche globale, dans le cadre d’un partenariat euro-méditerranéen. Seule condition pour la construction «d’une architecture de paix, de sécurité et de prospérité dans la région, à même de réduire les écarts de développement entre le Nord comme au Sud».

 

 

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