Entreprises

Ecosystème ferroviaire: Bombardier en force

Par Reda BENOMAR | Edition N°:5154 Le 23/11/2017 | Partager
Une nouvelle usine dédiée, prévue dans la zone franche de Kénitra
Le groupe mise sur l’export, en particulier vers l’Afrique
Une partie de l'activité signalisation de l'ONCF sera achevée en 2018
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Aprés l'aeronautique, Bombardier Transport Maroc s'attelle a batir son écosystéme ferroviaire. Pour y parvenir, une usine verra le jour dans la zone franche de Kénitra

Après avoir investi dans une usine au Maroc, Bombardier Transport est en train de développer un écosystème dédié à l’industrie ferroviaire. Le groupe canadien, leader mondial des technologies ferroviaires, a annoncé ses plans pour la mise en place d’un cluster industriel ferroviaire au Maroc. Ce dernier vise à servir le marché marocain mais aussi renforcer l’export vers l’Afrique.

Bombardier mise beaucoup sur l’export. 60% de la production devrait être écoulée sur le marché international sur les 5 prochaines années. «L’urbanisation croissante et la croissance économique africaine entraînent un accroissement de la demande. Dans les 60%, nous pensons qu’entre 40 et 60% iront aux marchés africains qui seront demandeurs dans les années à venir. Beaucoup de villes africaines arrivent à saturation et il faudra les désengorger », explique Taoufiq Boussaid, président de Bombardier Transport Maroc.

Le groupe canadien prévoit de faire de l’écosystème marocain une porte d’entrée vers le marché africain, ainsi qu’un producteur pour le marché européen afin de soulager ses autres sites de production. Une structure marocaine a de nombreux avantages opérationnels d’un point de vue logistique, mais aussi par la présence de banques marocaines en Afrique (financement).

Bombardier se donne les moyens de ses ambitions. Un centre d’ingénierie est déjà opérationnel à Casablanca ainsi qu’une unité de production de trains et tramway et une unité de maintenance. La mise en place de filières de formation aux métiers ferroviaire est aussi au centre des attentions. En témoigne le partenariat signé avec l’université Al Akhawayn en juillet 2017.

Le groupe canadien compte aussi se lancer dans la construction d’une nouvelle usine en 2018 dans la zone franche de Kénitra. S’étendant sur une superficie de 140.000m², elle inclura un «supplier parc», afin de garder les fournisseurs de rang 1 au plus près de l’activité.  15 fournisseurs sont prêts à accompagner la création de l’écosystème ferroviaire du groupe canadien.  54 autres devraient les rejoindre sur les 5 prochaines années.  La nouvelle usine créera 2.000 emplois directs et indirects (centre d’ingénierie et chez les fournisseurs).

Bombardier est aussi revenu sur les projets de signalisation et modernisation ferroviaire entamés pour l’ONCF. 130km de voies reliant Kenitra-Rabat-Casablanca ainsi que 230 km reliant Sidi Yahya et Tanger-Med ont été mis à niveau avec les dernières technologies du groupe. «La solution, baptisée Interflo 250, permet de gérer plus efficacement les circulations sur la voie et réduit considérablement les temps de parcours sur la ligne.

Le déploiement se terminera en 2018, les lignes concernées répondront alors aux standards européens», assure le top management du groupe canadien. Le groupe installe également auprès de l’ONCF sa solution de services de contrôle ferroviaire. C’est le centre espagnol de Bombardier qui s’occupe du déploiement de la solution, en collaboration avec l’équipe de gestion de projet basée au Maroc. Baptisée Optiflo, cette dernière sert à optimiser la maintenance et la circulation des trains.

 

 

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